"Mon grand-père était un poilu"

publié le:05/09/2014 14:13:27 - mis à jour: 08/09/2014 09:17:43

Chaque semaine, "MAtélé comme en 14" vous propose de découvrir des documentaires, des témoignages, des spectacles, des conférences en lien avec le terrible mois d'août 1914 dans notre région mais aussi dans toute la Belgique. Pour ce premier numéro : rencontre avec Fernand Maurer dont le grand-père était poilu et conférence du Professeur Tixhon sur les villes martyres.

 

"Mémoire vive"

Chaque semaine, un habitant de la région évoque la mémoire d'un aïeul pris dans la tourmente du premier conflit mondial. Pour inaugurer cette séquence, Fernand Maurer raconte l'histoire de son grand-père qui porte le même nom que lui.
Fernand Maurer est un soldat belge de la Grande Guerre. Originaire de Beauraing, il est mobilisé en 1914. Il fait toute la guerre sur le front de l'Yser.
"Il est mobilisé le 1er août 1914, à l'âge de 26 ans", raconte le petit-fils de Fernand Maurer, "il a participé à toute la bataille de l'Yser. Il a d'ailleurs été blessé et gazé là-bas. Il sera transporté à Calais au mois d'octobre 1914, en convalescence. Il a été réintégré sur le front de l'Yser au début de l'année 1915", ajoute-t-il.
Fernand Maurer passe le reste de la guerre dans les tranchées de l'Yser. Son petit-fils ne peut nous en dire beaucoup plus sur sa vie à cette époque. Son grand-père n'en parlait presque jamais, comme un souvenir à ne pas faire remonter à la surface.
Le petit fils de Fernand Maurer fait pourtant des recherches. Il réussit à se procurer son attestation militaire. Grâce à cela, on sait à présent que Fernand Maurer a reçu plus d'une dizaine de récompenses. Aujourd'hui, seule la carte du feu est encore dans la famille, avec le nom de Fernand Maurer gravé à l'arrière, et cette inscription à l'avant : "Yser, on ne passe pas!"
 

Villes martyres

Axel Tixhon, Professeur d'Histoire contemporaine à l'Université de Namur revient, au cours d'une conférence filmée en intégralité sur l'histoire tragique et le destin commun des villes martyres en Belgique. Elles sont au nombre de 7 : Dinant bien sûr mais aussi Visé, Aarschot, Andenne, Tamines, Leuven et Dendermonde. Des civils y sont exécutés, des habitants pris en otage et leurs habitations anéanties. La communauté de destin de ces sept villes, largement évoquées dès le début de la guerre, est encore renforcée à l'époque de la reconstruction et de la commémoration. 
 

Céline Sérusiaux, Rédactrice en chef
celine.serusiaux@matele.be

 

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