Imbroglio

Pas de bus sous le pont Charles de Gaulle: un démenti général

publié le:03/04/2018 11:32:00 - mis à jour: 03/04/2018 17:27:38

L'information selon laquelle les bus du TEC ne pourront plus passer sous le pont Charles de Gaulle est démentie par le SPW et la Ville de Dinant.

Lundi, L'Avenir a diffusé l'information selon laquelle les bus ne pourront plus passer sous le pont Charles de Gaulle à cause d'un rehaussement de la chaussée causé par l'aménagement de la Croisette. Cette information sans autre précision a fait grand bruit à Dinant, on s'en doute. Or elle est démentie ce mardi matin, chiffres à l'appui, par le SPW et la Ville de Dinant.

Nicolas Yernaux, porte-parole du SPW, est formel à ce sujet:

Les ingénieurs m'ont assuré ce matin que la hauteur sous pont n'avait baissé que de 7 cm. Le pont est toujours signalé à 3,50 mètres. Nous avons recontacté le TEC qui nous a assuré qu'il n'y avait aucun problème: la hauteur sous pont pour les bus ne peut être inférieure à 3,05 cm. Nous ne comprenons pas du tout pourquoi cette information a circulé avec une telle imprudence.

Le bourgmestre de Dinant, Richard Fournaux, est aussi allé vérifier la hauteur ce mardi matin accompagné de l'échevin René Ladouce:

Nous avons effectué quatre mesures. La hauteur la plus basse est de 3,88 mètres. Largement de quoi permettre à un bus de passer. Quant aux autocars touristiques, cela fait longtemps qu'ils ne passent plus sous ce pont. Il est exact que j'ai initié un plan en Commission du bourgmestre pour diminuer le charroi de poids lourds en centre-ville, mais cela n'a rien à voir avec une diminution de la hauteur sous pont.

Le PS, par la voix de Laurent Belot, s'est fait prendre par cette information, relayée aussi par RTL. Après avoir appelé Robert Closset, Laurent Belot a été le premier à réagir parmi les partis dinantais pour dénoncer "une situation ubuesque dont il s'avère malheureusement qu'elle constitue une information des plus sérieuses". Mais suite à nos informations, le PS a rapidement diffusé un deuxième communiqué de presse évoquant une "farce grotesque qui ne sera pas sans conséquence sur la guerre fratricide qui fait rage au sein du Collège".

Fake news

Mais d'où provient cet imbroglio qui a toutes les allures d'une "fake news"? De l'échevin des Travaux Robert Closset, qui admet "avoir fait une erreur":

Quand L'Avenir m'a appelé ce week-end, j'ai confirmé ce que le journaliste savait déjà, à savoir que les autocars ne pouvaient plus passer en-dessous du pont. Je ne sais pas pourquoi il a écrit que les bus du TEC ne pouvaient plus passer en-dessous du pont.

Toutefois, ce mardi matin, Robert Closset a répété à Matélé et au conseiller Laurent Belot que les bus du TEC ne pourraient dorénavant plus passer sous le pont, avant de se rétracter quelques heures plus tard, lorsque la hauteur du pont fut mesurée:

J'ai fait une erreur, j'ai parlé de bus du TEC mais dans ma tête je voulais parler d'autocar. J'assume.

Erreur ou... désinformation? En tout cas voici comment une information aberrante (et non vérifiée) a fait le buzz pendant un jour.

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