Portrait

Rencontre avec Michel Vangangel, le peintre d'Yvoir aux multiples univers

publié le:17/04/2026 18:25:00 - mis à jour: 23/04/2026 11:45:04

À Evrehailles, Michel Vangangel peint sur des supports inattendus comme des draps ou des livres. Un artiste libre, entre technique, mémoire d’imprimeur et envie constante de réinventer son art.

Trait après trait, Michel Vangangel fait doucement se coucher le soleil sur un paysage breton. L'artiste d'Evrehailles aime prendre son temps. Sa toile est d'ailleurs un peu particulière, puisque c'est en fait un vieux drap de lit marouflé sur du bois. Ce support atypique lui permet d'explorer les textures et de jouer avec la matière.

Sur une toile, c'est différent. La toile est plus lisse et donc plus fermée. Et donc il y a moins d'absorption. D'où le drap blanc qui est vraiment devenu un truc que j'aime beaucoup.

La passion du papier et de la peinture

Mais le drap de lit n'est pas son seul support original. Depuis quelque temps, le peintre redonne vie à d'anciens livres en leur ajoutant un peu de couleur ou quelques coups de feutre. Un clin d'œil assumé à son ancien métier d'imprimeur, qu'il a exercé pendant de longues années.

A l'origine, je voulais être peintre. Et puis j'ai suivi les conseils de papa. Puis j'ai découvert l'imprimerie et je suis devenu graphiste, designer typographe. Puis je suis devenu imprimeur, chef d'atelier et j'ai fini carrière comme directeur général d'une entreprise, d'une imprimerie. C'était une passion, le papier, l'odeur du papier et puis voilà. Maintenant, je n'imprime plus les livres, mais je dessine dedans.

Créer sans frontières : essayer tous les thèmes et tous les styles

Multiplier les supports, mais aussi les styles. Michel Vangangel navigue entre figuratif et imaginaire, sans oublier les natures mortes. Pendant 14 ans, il s'est d'ailleurs consacré à un thème bien particulier : la pomme, déclinée au fil de nombreuses toiles. Aujourd'hui, il se laisse guider avant tout par ses envies.

Beaucoup d'artistes se sont cantonnés à un domaine. Moi, j'avais envie de toujours rester dans le coup. Donc dessiner du paysage, dessiner des visages, dessiner des personnages… J'aime beaucoup le paysage, ce qu'on voit, comment on est sur une terre magnifique, on a des paysages extraordinaires. Je n'ai pas envie non plus de les refaire. J'aime bien aussi de les exploiter, de prendre un endroit, de le multiplier ou de l'inventer.

Habitué de l'événement Dinant Montmartre, l'artiste expose régulièrement dans la région. Prochain rendez-vous les 25 et 26 avril à la gare de Godinne, pour découvrir son ou plutôt ses univers singuliers.

Perrine Borlée, Journaliste
Perrine.borlee@matele.be

 
 
 

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