Finances
Rénovation du complexe sportif de Natoye : Hamois perd 570.000 € de subsides
publié le:11/12/2025 14:17:00 - mis à jour: 11/12/2025 16:13:10
Coup dur pour Hamois, qui avait décroché un financement pour rénover le hall sportif de Natoye. Mais faute de pouvoir respecter les délais imposés pour terminer les travaux, les subsides s'envolent.
C'est une mésaventure dont la commune de Hamois se serait bien passée. Fin 2023, sa demande de subsides européens est acceptée : l'objectif est clair, rénover et isoler la partie la plus ancienne du complexe sportif de Natoye.
Deux ans plus tard, c'est la douche froide : les 570.000€ de subsides s'envolent. En cause : l'impossibilité de terminer le chantier pour juin 2026, délai strict imposé par l'Europe. Laurence Chiliatte, échevine des Sports à Hamois, s'explique :
Plusieurs entreprises n'ont pas répondu à notre marché, ce qui nous a obligés à relancer la procédure à plusieurs reprises. Rien que cela, on perdait à chaque fois, six mois. Et quand nous avons enfin trouvé un entrepreneur, d'autres impératifs l'ont empêché de débuter le chantier rapidement. On n'a vraiment pas eu de chance.
Le projet était pourtant essentiel : moderniser et isoler cette salle vieille de 40 ans et difficile à chauffer. Les travaux envisagés étaient conséquents, tant pour la toiture que pour l'ensemble de l'infrastructure.
Tous les murs devaient être démontés pour intégrer une isolation et un bardage, et toute la toiture devait être revue. La coupole devait disparaître au profit d'une isolation complète. C'était un vrai plus, autant pour l'écologie que pour le confort. On aurait moins chauffé, bénéficié d'une nouvelle électricité et d'un nouvel éclairage. Après avoir investi autant de temps et d'énergie, perdre ces subsides, c'est vraiment dur.
Le projet n'est pas abandonné
Malgré la mauvaise nouvelle, l'échevine se veut rassurante : le chantier se fera, mais autrement.
Nous allons nous concerter avec l'architecte et avec Infrasports pour repenser le projet dans une version allégée. Ce ne sera plus un projet européen, mais il restera réalisable.
La commune espère désormais obtenir des subsides régionaux, réputés moins contraignants que ceux de l'Europe. Certaines exigences européennes jugées trop coûteuses pourraient être abandonnées.
Les conditions techniques imposées par l'Europe sont extrêmement strictes. Nous allons revoir tout cela avec l'architecte. Il est encore trop tôt pour savoir si cela nous coûtera beaucoup plus cher ou non.
Le coût du projet initial atteignait 1,1 million d'euris, dont environ 500.000€ à charge de la commune. Il reste à déterminer si la facture communale augmentera, avec ce projet bis qui n'a aucune garantie de recevoir un soutien wallon. Les autorités communales veulent lancer ce chantier avant la fin de la législature, en 2030.