Cette maison accueille des personnes victimes de violences. Elle lance un appel aux dons pour faire aboutir le projet de rénovation et d'agrandissement de ses locaux. L’enveloppe de base n’est plus suffisante.
Cette maison d'accueil de Rochefort lance un cri du cœur : sans financement supplémentaire, le projet risque de tomber à l'eau. À terme, la structure souhaite accueillir 51 personnes, contre 41 actuellement. Sur les réseaux sociaux, le refuge partage des témoignages poignants pour rappeler la réalité vécue par ces personnes :
Il me prenait par les pieds et me lançait dans la pièce. Il crachait sur sa main et me mettait des claques.
Des dons indispensables
Aurélie Dessy, directrice générale de l'ASBL Accueil Famenne, exprime la nécessité de récolter des fonds :
Cet appel aux dons, c'est pour avoir le soutien des personnes sensibles à cette réalité que beaucoup de personnes vivent. Ce soutien nous permettrait de continuer nos travaux et de ne pas devoir refuser des gens, parfois à la rue et en danger. On ne sait pas ce qui peut leur arriver.
En 2022, le refuge répond à un appel à projets de la Région wallonne. L'objectif est de rénover une partie du bâtiment devenue trop vétuste et de pouvoir augmenter sa capacité d'accueil. Mais l'enveloppe initiale de 3.600.000 euros n'est plus suffisante. En trois ans, les coûts des matériaux ont explosé. Si le délai imposé n'est pas respecté, le refuge risque de perdre les subsides :
Les travaux ont débuté en juin 2025. On doit absolument avoir terminé pour juin 2026. On a vraiment besoin d'aides et de soutien. On est sous pression parce que le temps est court. Mais on doit continuer en étant sûrs d'avoir les moyens derrière.
Un manque de place
Chaque mois, la structure refuse une cinquantaine de personnes, faute de places. Pourtant, la capacité d'accueil a doublé ces trois dernières années. Des bureaux ont même été transformés en chambres. Cette situation est évidemment difficile pour les travailleurs de l'ASBL. Actuellement, ils partagent un bureau pour une équipe de onze personnes. Vanessa, éducatrice au refuge Élan :
On se retrouve dans des locaux très exigus. La tension peut parfois transparaître au niveau de nos hébergés. On fait au mieux pour faire notre travail le mieux possible.
Le refuge propose un suivi éducatif, social et psychologique aux personnes seules ou aux familles monoparentales victimes de violence. Des activités sont également prévues quotidiennement, comme l'explique Kévin, éducateur :
On les accompagne dans la vie quotidienne. Pour Halloween, toutes sortes d'activités pour enfants et pour adultes.
La nouvelle partie du refuge doit ouvrir pour fin août 2026. L'objectif est de rassembler plusieurs centaines de milliers d'euros.