Tridaine

Rochefort: Lhoist peut commencer ses tests de pompage

publié le:07/06/2017 10:54:00 - mis à jour: 12/06/2017 12:38:23

Le groupe Lhoist a reçu l'autorisation de l'administration wallonne pour son test de pompage de l'eau de la Tridaine.

Dans ce dossier à multiples rebondissements, Lhoist vient d'obtenir un feu vert de taille: l'administration wallonne a donné l'autorisation pour procéder à des tests de pompage de l'eau de la Tridaine en vue d'approfondir le niveau d'exploitation de la carrière de la Boverie et prolonger ainsi la durée de vie du gisement. Pour y parvenir, Lhoist souhaite donc baisser le niveau de la nappe aquifère qui alimente la source de la Tridaine.

Lhoist a multiplié les études et les rapports pour convaincre l'administration que cette phase de test était parfaitement réversible et n'aurait aucun impact sur l'eau, qui sert à alimenter la ville de Rochefort mais aussi l'Abbaye Saint-Remy pour la fabrication de la fameuse Trappiste.

En 2013 déjà, Lhoist avait obtenu l'autorisation de l'administration wallonne mais un recours introduit par l'abbaye auprès du ministre wallon de Tutelle, l'Ecolo Philippe Henry, avait fait capoter la demande. Aujourd'hui, l'abbaye de Rochefort a déjà fait savoir, via son porte-parole Christophe De Doncker, qu'elle déposerait à nouveau un recours auprès du ministre compétent, le cdH Carlo Di Antonio.

"Nous ne lâcherons jamais. Nous sommes repartis pour des années. Il est impossible de prouver que ces pompages ne comportent aucun risque pour l'approvisionnement en eau".

L'abbaye se dit prête à aller jusqu'au conseil d'Etat si le ministre n'annule pas le permis octroyé à Lhoist pour les essais de pompage .

Pour le directeur de Lhoist Industry, Geoffroy Fievet, il n'y a plus de temps à perdre.

"Si nous n'avons pas de résultat positif suite au test, c'est la fermerture de la carrière en 2022-2023. Il y a 468 emplois en jeu".

Toutefois, même si le recours auprès du ministre n'est pas suspensif, Lhoist ne compte pas entamer les travaux avant que Carlo Di Antonio ne se soit prononcé. Geoffroy Fievet se dit pourtant confiant suite à un nouvel élément.

"Ce qui change par rapport à la situation de 2013, c'est l'étude sur Neuville, l'autre aquifère que possède l'abbaye. Cette étude montre que la qualité et la quantité d'eau de cet aquifère sont suffisantes pour brasser sa bière. L'abbaye dispose donc d'une alternative le cas échéant. Mais le test garantit l'approvisionnement en eau de l'abbaye et de la Ville".

Les moines contestent ces arguments et ne partagent pas cette analyse des conclusions de l'étude.

Revoir Le Journal

CDJ

22H30