Lors du Red Bull River Chase, les participants devaient tout donner pour rester hors de portée de Maxime Richard, l’ancien champion du monde de kayak, lancé à leur poursuite.
Un départ en masse, près de 100 embarcations lancées en même temps… et très vite, le chaos s'installe sur la Lesse. Ça se bouscule, ça s'accroche, chacun tente de trouver sa trajectoire pour prendre l'avantage. Mais cette course a une règle unique : cinq minutes après le départ, un chasseur est lâché à leurs trousses.
Et ce chasseur, c'est Maxime Richard, ancien champion du monde de kayak de descente, spécialiste de la vitesse sur rivière, lancé ici dans une mission simple : remonter un à un tous les concurrents. Au jeu du chat et de la souris, le Dinantais a un avantage : une embarcation de compétition qui vole sur les vagues.
Les kayaks de location ne sont pas conçus pour la performance, mais pour le tourisme. Ils sont donc plus lourds et moins fluides sur l'eau. Même à deux, avec davantage de puissance, le poids et la masse à déplacer restent plus importants, ce qui limite fortement la vitesse et la glisse.
Devant, les équipages tentent de tenir. La stratégie est essentielle, comme l'explique, Léo Montulet et Joren Bogaerts, l'un des duos en tête :
Au départ, on a réussi à prendre directement de l'avance. On a géré l'effort pour garder notre rythme… parce qu'à partir du moment où Maxime nous voit, on est mort.
Dans un effort d'une folle intensité, Maxime Richard avale un à un ses adversaires. Sur l'eau, la différence de niveau est frappante, comme le confirme Guillaume et Célestin, deux amis venus pour le fun:
Il nous a dépassés… ça avait l'air tellement facile pour lui. Quelques coups de pagaie et il passe.
98 derrière et 2 devant
Mais dans la dernière ligne droite, la mission est incomplète. Deux équipages résistent encore au retour du chasseur. Parmi eux, celui de Léo Montulet, Dinantais lui aussi, champion de Belgique de la discipline. Un scénario serré, que Maxime Richard lui-même n'avait pas totalement anticipé :
Je savais que Léo et Joren allaient aller très, très vite. Ils sont à deux semaines et demie des championnats du monde de kayak, donc ils sont au top de leur forme. En fait, ils font partie de l'équipe senior de descente qui va participer à ces championnats. Je savais donc que ça se jouerait à peu de chose. À l'arrivée, il n'y a finalement qu'une dizaine de secondes d'écart… en leur faveur.
Habitué des défis hors normes, le kayakiste, soutenu par Red Bull, explique aussi l'idée derrière l'événement :
On voulait montrer la différence entre un kayak de compétition et un kayak de location, mais surtout de créer un événement accessible, ouvert aussi à ceux qui ne connaissent pas forcément la discipline.
Prochain défi pour Maxime Richard dans deux semaines, aux championnats du monde. Cette fois, il ne sera pas sur l'eau face à ses adversaires… mais bien à leurs côtés, dans un rôle d'entraîneur de l'équipe nationale belge.