Sport

"Sur les traces des contrebandiers de la Semois" : un trail inédit sur 3 jours à Bohan

publié le:11/09/2026 17:29:00 - mis à jour: 13/09/2026 18:04:41

À Bohan, 140 traileurs et randonneurs se sont lancés dans trois jours d’aventure sans chrono, entre la Semois française et belge et le massif forestier de la Croix-Scaille. Un concept inédit en Belgique.

Pendant trois jours, le temps s'arrête pour ces 140 traileurs et randonneurs. Pas de chrono : simplement un itinéraire quotidien à suivre, chacun à son rythme, pour découvrir la vallée de la Semois au départ de Bohan. Patrick Falque, co-organisateur avec Tanguy Berte (Trail du Jambon) :

Chaque jour, deux boucles sont proposées : une petite et une grande. Aujourd'hui, les coureurs sont partis pour 35 kilomètres et les randonneurs pour 25. Aujourd'hui, c'est la Semoy française. Demain, ce sera la Semois côté belge et, dimanche, la Croix-Scaille, donc davantage un massif forestier.Le fait de faire ça sur trois journées, je crois que c'est assez novateur aussi. Ca permet une totale déconnexion, en immersion, dans la forêt ardennaise pendant trois jours.

Camp de base à Bohan

Alors que certains sont déjà bien avancés sur le parcours du jour, d'autres arrivent seulement au camp de base pour monter la tente qui les abritera durant le week-end. Pour cette épreuve atypique, il règne comme un petit air de vacances le long de la Semois. Un sentiment partagé par Grégory Herman, traileur :

C'est le genre de chose que je fais en mode entraînement, en vacances en partant en camping dans les Vosges, dans les Alpes et puis en enchaînant plusieurs jours de course. C'est un peu le même principe. Même si ça se fait plutôt en famille, ici, en Belgique, on n'a pas l'habitude. C'est pour ça que l'événement est chouette et que je pense que ça risque de se développer dans les années à venir.

Pause douceur à Hautes-Rivières

La première étape emmène les « contrebandiers » de l'autre côté de la frontière, là où la Semois s'écrit avec un « Y ». Chez nos voisins français, la rivière forme ses derniers méandres avant de se jeter dans la Meuse, à Monthermé. Un secteur moins touristique, un peu plus industriel, mais tout aussi vallonné. Sans la contrainte du chrono, la première pause ravitaillement se savoure en douceur à Hautes-Rivières. Lucas Defosse, traileur :

Ici, il n'y a pas de classement, et donc pas du tout de pression. C'est super agréable. On voit des gens devant nous, mais on n'a pas forcément envie de les dépasser. Alors que d'habitude, en course, c'est plutôt l'inverse.

Le retour vers Bohan est lui aussi pittoresque, dans les Ardennes françaises. Les participants retrouveront leur camp de base une vingtaine de kilomètres plus loin pour leur première soirée festive. Une autre facette de cette belle aventure, avant de s'élancer pour les deux autres étapes, tout aussi sportives : ce samedi, côté belge, dans la vallée de la Semois, puis dimanche dans le massif forestier de la Croix-Scaille.

 

Benjamin Mars, Journaliste
benjamin.mars@matele.be

Revoir Le Journal

CDJ

22H30