Nucléaire

Un incident nucléaire simulé à la centrale frontalière de Chooz (France)

publié le:12/09/2023 17:17:00 - mis à jour: 13/09/2023 17:01:05

Le but : tester les systèmes d'alerte et la coordination entre les services de secours. Chez nous, des communes comme Beauraing, Hastière ou Onhaye étaient concernées par cette simulation.

Il est 8h30 quand la centrale nucléaire de Chooz lance son message d'alerte. Un de ses réacteurs vient de fuiter, le plan d'urgence est immédiatement lancé et une cellule de crise mobile est mise en place à la caserne de pompiers la plus proche.

C'est le scénario imaginé dans le cadre de l'exercice de crise organisé par les pouvoirs publics et EDF, explique Jeanne Loyen, de l'Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Elle est responsable de la cellule mobile.

La tempête prévue dans le scénario a provoqué une perte électrique sur le site et l'un des réacteurs a eu un problème au niveau du générateur de vapeur. Donc il y a eu une petite fuite, rapidement stoppée mais qui a eu un rejet dans l'environnement.

Les pompiers de la zone supervisent les opérations et envoient différentes équipes sur le terrain. Leur mission est de cartographier l'ampleur de l'incident en mesurant la radioactivité à différents endroits autour de la centrale. 

Gérer la crise en équipe

Le but de cet exercice est de tester les systèmes d'alerte et de communication, comme FR alert, un équivalent de BE Alert permettant de prévenir les citoyens via leur smartphone. Mais aussi la coordination entre les différents acteurs, note Jeanne Loyen.

Notre objectif est double : travailler tous ensemble pour pouvoir coordonner les actions, mais aussi entraîner nos équipes à réaliser des mesures dans l'environnement, dans une situation un peu stressante.

Les pompiers belges ne participent pas à la simulation, mais les autorités de la Province de Namur assurent le contact avec les communes frontalières, comme Beauraing, Hastière et Onhaye. 

Au total, dix exercices de ce type ont lieu chaque année sur le territoire français. A la centrale de Chooz, le dernier exercice de sûreté nucléaire remonte à 2019.

Élisa Sidérius, Journaliste
elisa.siderius@matele.be

 
 
 

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