Dinaphi

Un nouveau drone à la caserne de Alle-sur-Semois pour intervenir plus efficacement

publié le:13/01/2026 17:44:00 - mis à jour: 14/01/2026 09:33:20

La zone Dinaphi dispose de deux nouveaux drones capables de se rendre sur un lieu d’intervention avant l’arrivée des secours. L’objectif est d’évaluer l’ampleur des dégâts pour agir plus efficacement.

Le dôme s'ouvre doucement et laisse apparaître une nouvelle technologie que la zone de secours Dinaphi vient d'acquérir : un drone. Sa particularité ? Il est piloté à distance par un opérateur de la société Citymesh, depuis Marche-en-Famenne ou même la Flandre. 

Être sur place avant les secours

Cet appareil est capable de transmettre des images en direct depuis un site d'intervention. Il peut être déclenché pour tout type de mission, sur une simple demande de la centrale de secours, comme l'explique Patrice Lietart, capitaine et porte-parole de la zone de secours Dinaphi : 

On va recevoir un appel via le 112. Nos services vont être déclenchés. Un train de véhicule va être initié et envoyé vers le sinistre. À ce moment-là, notre centrale peut déclencher un appel Citymesh, faire décoller le drone et se diriger vers le site potentiel. Le drone sera là avant nos services de secours.

Il est équipé de deux caméras, dont une caméra thermique. Un outil essentiel dans une région comme Vresse-Sur-Semois, avec de vastes zones forestières, des risques de feux et des accès parfois difficiles. 

Voir au lieu d'estimer

La zone de secours DINAPHI dispose déjà d'une cellule drone classique. La plus-value de cette technologie se trouve dans la rapidité. François Hérion, coordinateur de la cellule drone Dinaphi, précise : 

On va pouvoir adapter nos moyens. Si la mission est un dégagement de fumée, le drone va arriver sur place en premier. Il va confirmer ou pas le dégagement de fumée. L'officier, qui va arriver sur la mission, reçoit les images en direct. Il pourra adapter sa mission et envoyer du matériel en plus si nécessaire. 

Des capacités techniques

Les seules limites à cette technologie sont les conditions météorologiques et les restrictions de vol, notamment avec la proximité d'une zone militaire. En dehors de ces contraintes, le drone peut intervenir dans un rayon de cinq kilomètres autour de son point de décollage, avec une autonomie d'environ 25 minutes. Gaëtan Verpoorten, pilote de drone chez Citymesh, détaille quelques caractéristiques : 

C'est un hexacoptère avec six moteurs, en cas de problèmes en l'air. Il est aussi équipé d'un parachute, pour limiter l'impact au sol en cas de chute de drone, surtout quand on sait qu'il fait 12kg. Il est équipé d'une caméra de zoom de 30 fois et d'une caméra thermique. 

En Wallonie, dix zones de secours sont aujourd'hui équipées de cette technologie, avec près de 70 drones actifs en Belgique.

 

Caroline Pluymers

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