Le Flam Fest revient au petit théâtre de la Grande Vie à Forzée.
Porté par un collectif local et le petit théâtre, ce festival mêle spectacles, concerts, conférences et ateliers autour des féminismes, des questions queer, de l'antiracisme et des rapports de pouvoir dans la vie quotidienne, avec une programmation accessible dès l'adolescence et une journée plus familiale le dimanche.
Au cœur du festival, il y a d'abord une manière de travailler. Trente personnes FINTA (femmes, personnes intersexes, non binaires, trans et agenres) de la région Condroz-Famenne s'organisent en sous-groupes pour imaginer le contenu, la scénographie et l'accueil. Même si cette équipe est clairement engagée, l'événement reste ouvert à tous les publics.
Le vendredi en début de soirée, le public pourra découvrir l'installation poétique des Ganglion.nes autour des seins et de la réappropriation du corps, avant une scène ouverte de slam animée par Vinz Zech, accessible aux ados et adultes. Plus tard, le duo Beat'ume (Zouz et T.A) proposera un spectacle qui croise slam, théâtre, hip-hop et rap, avec des textes directs et souvent drôles sur le harcèlement de rue, les discriminations de genre, le militantisme féministe et la vie d'artistes à Bruxelles.
Le samedi, la journée s'articule autour des voix et des récits. Un collage sonore du collectif Les Sonorités donnera à entendre des héroïnes du quotidien et des histoires peu médiatisées, suivi par « Le goût de la thune », un in-faux-spectacle de Justine Denos sur le rapport des femmes à l'argent, de la sphère domestique aux enjeux économiques plus larges. Un atelier participatif sur « l'argent dans le couple » prolongera la réflexion en fin d'après-midi. En soirée, le concert de CHOSE, projet musical queer qui raconte un parcours de questionnement de genre, sera suivi d'un set festif de francis et salicorne, duo de djettes qui invite à danser jusqu'à tard. Une garderie est prévue le samedi après-midi à proximité de Forzée pour les enfants à partir de deux ans et demi.
Le dimanche met davantage l'accent sur les familles. La journée commencera par une conférence d'Aïda Yancy sur les résistances antiracistes en milieu rural, pour rappeler que les campagnes sont aussi des espaces de diversité, de luttes et de solidarités. L'après-midi, « Unique en son genre » proposera des lectures pour enfants de 6 à 12 ans par des artistes drag et de cabaret, en partenariat avec la maison Arc-en-Ciel de Liège, afin de célébrer la différence et d'aborder en douceur les questions de genre. Le festival se clôturera avec « L'imposture », création de Lucie Hanoy mêlant stand-up, chansons et marionnettes, qui interroge l'identité, la norme et la place que chacun ose prendre, à partir de 12 ans.
Chaque journée fonctionne avec une tarification différenciée (prix minimum, prix juste, prix de soutien) et un tarif spécifique pour les moins de 18 ans, ainsi que l'Article 27. Les réservations se font par mail, en précisant le jour et les activités souhaitées. Sur place, un bar et de la petite restauration sucrée et salée complètent l'accueil.
Toutes les informations utiles se trouvent sur le site Internet du petit théâtre de la Grande Vie.