Tennis de table
Vincent Botin, le pongiste qui maîtrise l'art de servir à une main depuis plus de 40 ans
publié le:25/02/2026 21:14:00 - mis à jour: 20/03/2026 08:15:36
Depuis 43 saisons, Vincent Botin enchaîne les matchs avec la même détermination. Un parcours forgé par la résilience et une seule ligne de conduite : jouer pour le niveau, pas pour la différence.
Servir à une main, cela ne s'improvise pas. Au fil des années, Vincent Botin a dû inventer son propre geste. Un mouvement précis, répété encore et encore, jusqu'à devenir instinctif.
À l'âge d'un an, un accident de voiture l'a privé de l'usage de sa main gauche. Un bouleversement qui, des années plus tard, l'a conduit vers ce qui est devenu sa passion, le tennis de table :
Cela fait 43 saisons que je joue et j'ai 50 ans. Ce sont mes parents qui ont trouvé que c'était un sport qui m'était adapté. Il est adapté en général pour les personnes à mobilité réduite, vu qu'il y a du déplacement, mais pas non plus du déplacement comme au football ou au basket.
Jouer pour le niveau, pas pour la différence
Aujourd'hui, le pongiste évolue en première provinciale. Affilié à la Cipale depuis ses débuts, il n'a jamais envisagé de rejoindre un club handisport. Son choix est clair : jouer avec tous les autres. Être jugé sur son niveau, pas sur sa différence :
Je n'ai pas été sollicité au début pour jouer dans un club handisport, donc je me suis toujours bien développé dans mon club de tennis de table ici à Ciney. J'ai continué et, à l'âge adulte, il était trop tard. Il y a beaucoup d'efforts physiques à faire que je n'étais plus prêt à faire.
Aujourd'hui, Vincent a peut-être ralenti le rythme, mais sa passion, elle, n'est pas prête de s'arrêter :
Au fil du temps, on s'entraîne moins. La semaine, c'est surtout de la récupération physique, surtout dans mon cas. Tout ce que j'apprécie, c'est avoir trois coéquipiers avec moi qui sont prêts à jouer le samedi soir de leur mieux, dans la bonne humeur, dans l'esprit d'équipe, mais dans la combativité.