Suite au refus de permis d'urbanisme de la Région wallonne, la commune yvoirienne abandonne le projet de hall sportif à Godinne. Une catastrophe pour la majorité et les clubs sportifs de la région.
Dans les cartons de la commune depuis plusieurs années, le projet de hall sportif à Godinne aurait dû sortir de terre à Godinne, rue du Pont, à la place de la plaine de jeux. Le bâtiment, haut de sept mètres, devait notamment abriter deux terrains de tennis couverts et des vestiaires tout neufs pour le club de rugby voisin.
Mais il y a un problème de taille. Après enquête publique, le permis d'urbanisme est refusé par la Région wallonne. Marcel Colet, échevin des sports à Yvoir, est dépité :
C'est vraiment une catastrophe pour le sport yvoirien. Il y a eu 27 réclamations pour le projet (plaine de jeu, parking...) mais la plupart n'ont pas été retenues par le fonctionnaire délégué. Le seul élément qui pose problème et bloque le permis, c'est la hauteur du bâtiment et l'ombre qui planerait sur la maison voisine.
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Ce qui pourrait être un détail pour certains, s'avère être une sacrée épine dans le pied du projet de la majorité yvoirienne. Plutôt que de revoir ses plans, la commune a décidé tout bonnement et simplement d'abandonner le projet. Un coup dur pour les deux clubs sportifs impactés comme le Rugby Haute-Meuse dont Gauvain Mathieu est le président :
C'est difficile pour le moral et compliqué d'envisager l'avenir. On commençait à être à l'étroit et on comptait sur ces nouvelles infrastructures pour évoluer.
Pourquoi tout abandonner d'un coup ?
De son côté, Bertrand Custinne, le chef de l'opposition, ne comprend pas cet abandon.
C'est un gâchis pour les clubs et la commune. Ce sont des heures de travail perdues, un budget de près de 150.000 euros de jeté à la poubelle. Pourquoi, en un claquement de doigts, uniquement à cause du refus du fonctionnaire délégué, les autorités mettent un stop définitif à ce projet ?
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À cette question, la commune avance l'argument du porte-feuille étriqué en cas de recours ou de modification du projet.
Le recours a peu de chances d'aboutir et il nous coûterait en frais d'avocat. L'autre solution aurait été de modifier le bâtiment et le reculer dans le fond du terrain. Mais cela aurait demandé un budget bien plus conséquent.
L'échevin table sur 5.000.000€ au lieu des 3.000.000€ évoqués précédemment. Il promet tout de même un réinvestissement dans la buvette et les terrains de tennis extérieurs, pas sûr que cela suffise à calmer la déception des clubs sportifs.