Le Bullriding de Bièvre s'est tenu ce week-end, devant près de 1500 personnes. Suite à la campagne de Gaia contre le rodéo, les organisateurs ont défendu leur discipline dans l'arène.
Le taureau pénètre dans l'arène. Sur son dos, un rider se tient à une main pendant 8 secondes, avant de tomber dans le sable sous les applaudissements du public. Cette performance pour le moins spectaculaire se répète plusieurs fois lors du Bullriding de Bièvre, organisé au manège La Licorne.
L'association de défense du bien-être animal Gaia décrie cet évènement. Dans une campagne diffusée récemment, elle dénonce notamment la sangle attachée au taureau, qui provoquerait l'action de ruer dans la douleur et le stress. Mais Stefano Baldon, éleveur de taureaux, dément cet argument. Il explique que ses bêtes ont été sélectionnées, élevées et entrainées pour la discipline.
Je peux concevoir que cela ne peut pas plaire à tout le monde, mais je ne peux pas accepter que l'on véhicule des mensonges. Dire que nous utilisons des éperons électriques, c'est faux. Dire qu'ils ruent à cause de la douleur, c'est faux aussi. On voit bien que les taureaux sortent de l'arène sans le cavalier sur le dos avec la sangle tirée et qu'ils ne ruent pas.
L'éleveur et sa compagne, originaires de Normandie, dénoncent une propagande diffamatoire et menacent de porter plainte contre Gaia.
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"De la bienveillance et des animaux bien traités"
Dans le public, des observateurs de Gaia étaient présents mais se sont montrés très discrets. Quant aux autres spectateurs, comme Rachelle, ils semblent pour la plupart bien informés et rassurés.
Je soutiens Gaia pour beaucoup de causes mais, là, je pense qu'ils se sont trompés de cible. Peut-être qu'au fin fond du Texas, il y a des abus et des maltraitances animales, où ils énervent les taureaux de façon violente. Mais, ici, on sent qu'il y a de la bienveillance et que les animaux sont bien traités. Ils l'ont répété et démontré plusieurs fois.
Pour les organisateurs, la campagne de Gaia n'a pas eu de réel impact sur l'évènement. Chaque année, ils adaptent le programme pour améliorer le bien-être des animaux, explique Frédéric Tilman, co-organisateur du Bullriding Bièvre.
Pour chaque évènement, on se remet en question. On se demande à chaque fois si c'est possible de trouver des alternatives. Pour le roping, par exemple, qui consiste à attraper un veau ou une vachette au lasso, on va plutôt utiliser une machine tirée par un quad. Si ça ne va pas dans le sens du bien-être animal, évidemment qu'on ne va pas l'organiser.
Pour sa 3ème édition, le Bullriding Bièvre a accueilli près de 1500 personnes en deux jours. La preuve que l'évènement rencontre toujours plus d'engouement populaire, malgré les attaques de ses détracteurs.