Histoire

À Schaltin, des gardiens de la mémoire s'attachent au passé du village

publié le:15/09/2025 16:42:00 - mis à jour: 17/09/2025 18:12:22

L'union dramatique de Schaltin.

Depuis plusieurs années, quelques Schaltinois se sont donné la mission de collectionner les archives du village. Ils ont monté une exposition, pour que la mémoire de Schaltin reste intacte.

Dans le village de Schaltin, les vieilles pierres dissimulent plusieurs siècles d'histoire. Cette histoire, quelques villageois s'efforcent de la conserver malgré le temps qui passe, en collectionnant tous les documents et objets qui racontent le passé du village. Leur trésor le plus précieux, c'est probablement l'ensemble de vieux albums photos de l'Abbé Hoppe. Dominique Jacques, membre du groupe d'animation Schaltin, tourne délicatement les pages ornées de vieux polaroïd en noir et blanc. 

L'Abbé Hoppe a été le curé de la paroisse, mais aussi l'animateur du patro de Schaltin. Il a pris toute une série de photos durant les camps et les rassemblements hebdomadaires, rassemblées dans ces albums. Ces 40 ans de souvenirs retracent l'histoire du patro mais sont aussi la mémoire vive du village.

Une autre personnalité qui a marqué l'histoire de Schaltin, c'est le docteur Puffet. Ancien bourgmestre et médecin traitant, c'est peut-être lui qui connaissait le mieux les familles schaltinoises, évoque Dominique Jacques. 

Il a été le dernier bourgmestre de Schaltin avant la fusion des communes. Au delà de son mayorat, c'était aussi un médecin de village à l'ancienne. Il a tellement marqué le village que la rue qui longe l'église porte son nom.

Céramiques et tramway

L'histoire de Schaltin, c'est aussi l'usine de fabrication de faïence la Majolique, qui se trouvait à l'époque sur la chaussée d'Andenne, ou l'ancien tram qui traversait le village pour transporter marchandises et voyageurs. Mais il n'en reste quasiment aucune trace visible aujourd'hui. Les anciens ont donc vidé leurs tiroirs et leurs greniers pour rafraichir la mémoire des schaltinois, explique Dominique Jacques.

Notre but est de préserver la mémoire, car elle se perd vite, tout comme les documents qui se détruisent vite. L'objectif est aussi de sensibiliser les enfants, en leur montrant que le village a un passé.

L'exposition ne durait qu'un week-end. Les archives vont maintenant retourner dans les cartons. Mais les collectionneurs espèrent dénicher d'autres pièces pour agrandir la mémoire collective de Schaltin. 

Élisa Sidérius, Journaliste
elisa.siderius@matele.be

 
 
 

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