Aménagement du territoire: "Le BEP aide les communes"

publié le:15/06/2016 11:48:24 - mis à jour: 15/06/2016 12:15:07

Le département de Développement territorial du BEP sort de l'ombre: "On a eu plusieurs projets difficiles et ambitieux, c'est le moment d'en parler." Entretien avec Renaud Degueldre, directeur général.

  • "Les projets sont devenus de plus en plus complexes: ils doivent être intégrés à leur environnement, ils doivent répondre à des notions juridiques plus strictes, ils doivent s'insérer dans des programmes de subsides. Mais le département ne se substitue pas à l'administration communale, ni à la décision des pouvoir politiques locaux. Nous sommes dans une assistance à maîtrise d'ouvrage. On prépare les dossiers comme si on était membre de l'administration communale et c'est eux qui décident, qui valident les étapes des dossiers.
  • Nous n'intervenons pas sur la question de la capacité financière de la commune à financer le projet. C'est une décision politique. Mais où il y a beaucoup de débat, c'est dans la définition même du projet. Entre une idée qu'on a rêvée et la réalité financière ou la réalité des subsides, c'est à ce moment que nous essayons de définir au mieux le projet.
  • On est dans une mission d'assistance, on est dans un réflexe de support des communes. On ne se met pas en avant et c'est logique parce que c'est l'élu qui doit supporter les débats publics en cas de dossier sensible. Alors il y a des communes qui nous donnent la parole, qui nous citent, quand le dossier est réalisé, d'autres pas. Pourquoi prendre la parole maintenant? Parce qu'on sort de plusieurs projets délicats qui étaient ambitieux, avec lesquels on a eu un partenariat extrêmement bon: le nouvel hôtel de Ville de Gembloux, la Maisondde la Culture de Namur, le hall omnisport de Natoye. Par rapport à des communes qui n'utilisent pas encore tout à fait nos services, c'était bon de le rappeler.
  • Le hall sportif de Natoye: il y avait une demande locale. Quand les clubs demandent, on veut toujours la perfection. Il y avait aussi une commune qui a fait le choix de pousser le dossier mais qui avait un message: "Je ne veux pas dépasser tel budget". Tout notre travail a été de synthétiser les demandes des clubs et les faire rentrer dans les balises de la commune. Avec l'architecte, ça a été un débat. Il y a parfois des envies de poser des gestes architecturaux qui apprtent une plus-value au bâtiment en terme esthétique mais la priorité était de faire respecter la priorité budgétaire."

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