Le BEP Environnement, qui assure la gestion des déchets en province de Namur, augmente ses tarifs. Une hausse que les communes devront répercuter sur leurs citoyens… mais pas forcément de la même manière.
Depuis plusieurs années, le BEP Environnement absorbait les hausses de coûts auxquelles il était confronté, sans les répercuter directement sur les citoyens. Mais cette année, plusieurs facteurs l'ont poussé à revoir sa politique : perte de subsides, investissements supplémentaires pour la santé et la sécurité des travailleurs, mais aussi hausse générale des coûts, explique Ingrid Bertrand, porte-parole de BEP Environnement.
C'est la hausse du coût de la vie que tout le monde connaît : augmentation des salaires, du prix du carburant, du matériel et des infrastructures. À cela s'ajoute la diminution de certaines recettes. Nous revendons par exemple des matières comme le papier et le carton, ce qui permet généralement de réduire la facture pour le citoyen. Mais le cours de ces matières diminue fortement, ce qui représente forcément des rentrées financières en moins.
L'ensemble de ces facteurs représente une hausse des coûts estimée à 43 millions d'euros pour 2027, soit 12 % de plus que cette année. Cette augmentation est donc répercutée sur les citoyens via les communes, qui disposent toutefois d'une certaine marge dans la manière de répartir la hausse.
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Les secondes résidences épargnées
À Hamois, le collège communal a choisi de répartir cette augmentation entre les différentes composantes de la taxe, explique la bourgmestre Valérie Warzée-Caverenne.
Au niveau de la partie forfaitaire, nous avons augmenté le montant qui couvre notamment les parcs à conteneurs et la gestion du papier-carton. Cela représente une augmentation de 4,75 euros par habitant.
Cette hausse concerne donc la taxe forfaitaire. Celle-ci comprend notamment le ramassage des PMC et des papiers-cartons, la collecte des déchets organiques en sac, l'accès au recyparc, mais aussi les dix premières collectes de déchets ménagers.
L'autre augmentation concerne le poids des déchets au-delà de la dixième collecte. Le prix passe de 27 à 39 centimes le kilo, soit une hausse de 44 %.
Cela permet aux personnes qui trient correctement de garder une certaine maîtrise de leur facture. Leur consommation peut directement avoir un impact sur le montant qu'elles devront payer en fin d'année.
Ces hausses révoltent Cédric Bertrand, membre de l'opposition, qui les juge inéquitables.
Un isolé verra sa facture augmenter d'environ 8 %, alors qu'une famille nombreuse subira une hausse de 15 %. Il y a aussi un manque de parité concernant les secondes résidences, les gîtes et les maisons d'hôtes, qui ne subissent aucune augmentation. Tout le monde n'est donc pas soumis au même régime ni mis à la même enseigne.
La commune rappelle que la taxe sur les secondes résidences a déjà été augmentée. Une autre taxe doit également être appliquée prochainement aux gîtes et chambres d'hôtes. À Hamois, le coût de la gestion des déchets est, lui, estimé à 600.000 euros pour 2027.