Travail

Baillonville : Nouvel arrêt de travail à la maison de repos « Résidence Véronique »

publié le:08/05/2026 16:50:00 - mis à jour: 10/05/2026 17:40:53

Les travailleurs ont stoppé le travail aujourd’hui, entre 14 et 15h. Ils dénoncent le manque de personnel et la charge de travail qui en découle.

Les travailleurs de la Résidence Véronique à Baillonville ont décidé de faire entendre leur voix. Ce jeudi après-midi, une partie du personnel de la maison de repos a cessé le travail pendant une heure, dont Béatrice Jéna, aide-soignante.

On ne peut pas bloquer la maison, mais on veut quand même montrer notre mécontentement en espérant être écoutés et entendus.

Leur revendication est claire : renforcer les effectifs et, par conséquent, réduire la charge de travail qui pèse sur les épaules du personnel. Véronique Meirhaeghe, infirmière, témoigne :

Le problème, c'est un manque d'effectifs. Nous sommes un personnel épuisé, qui se retrouve en arrêt maladie parce qu'il doit parfois gérer près de 100 résidents, tout seul. C'est courir en permanence et accomplir son métier dans la précipitation. C'est très frustrant. On prodigue les soins, on administre les médicaments, mais on perd parfois en humanité. Et c'est particulièrement douloureux pour nous, qui avons choisi un métier à vocation humaine.

Les mêmes revendications qu'en 2024

Ces revendications avaient déjà été formulées en 2024. Le personnel pensait alors avoir été entendu et un accord avait été conclu. Mais les résolutions n'ont jamais été mises en œuvre, comme le regrette Claire De Pryck, Secrétaire Permanente CNE pour le secteur non marchand.

Il s'agissait notamment de mettre en place le fameux plan Prior : un dispositif qui permet, le matin, lorsqu'on constate un manque de personnel, de rassurer les équipes présentes en définissant clairement quelles tâches peuvent être écartées. Parce qu'une personne ne peut pas faire le travail de deux dans une maison de repos et de soins. Or, un an et demi plus tard, ce plan n'est toujours pas en place.

Durant cette heure d'action, les travailleurs ont échangé entre eux, mais ont également sensibilisé certains visiteurs, parfois déjà bien au courant de la situation. C'est le cas de Claudine :

C'est urgent de réagir, et je les soutiens du fond du cœur. Ce métier ne serait pas si dur si on disposait de suffisamment de personnel. Mais ici, on limite toujours les effectifs, et les gens sont débordés, parfois dépassés, et pire encore, épuisés.

Si rien ne change, le personnel prévient : d'autres actions pourraient suivre. Il y a un an et demi, les travailleurs avaient déjà mené une semaine entière de mobilisation.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

Revoir Le Journal

CDJ

22H30