Une coopérative a réussi à attirer suffisamment de sympathisants pour racheter le vieux moulin de Belvaux, le rénover et le rouvrir. L'initiative remet de la vie dans le petit village rochefortois.
De la musique, des tables remplies et un bar qui tourne à plein régime : pas de doute, l'Auberge du Moulin a retrouvé vie. La coopérative a réussi son pari fou : réunir suffisamment de coopérateurs pour récolter les 300.000 euros nécessaires au rachat de l'établissement et lancer les premiers travaux, se réjouit Lucas Gossiaux, l'un des coopérateurs.
Grâce à la mobilisation de plus de 300 coopérateurs, qui se sont regroupés avec nous et ont répondu à l'appel, on a pu maintenir ce lieu de vie ici, au centre du village de Belvaux, on en est très heureux. On a commencé par une phase de rénovation de l'électricité, de la cuisine et de tout le rez-de-chaussée.
Ces travaux ont permis de rouvrir un bar et un restaurant, avec une cuisine de type brasserie basée sur des produits locaux.
Les 300.000 euros n'étaient cependant qu'une première étape. Cette somme a permis de débloquer 600.000 euros de prêts bancaires. Au total, près d'un million d'euros sont donc investis dans l'établissement.
La deuxième étape du chantier, à l'étage, va bientôt démarrer.
Elle va consister en une rénovation de l'hôtel. C'est un petit hôtel familial d'une capacité de six chambres, avec notamment des chambres familiales. On a encore un peu de travail cet été pour installer le chauffage, avec un système à énergie renouvelable, et rénover tout ce qui concerne les sanitaires.
L'objectif est d'ouvrir les six chambres en mars prochain.
Des animations et de l'emploi
Depuis quelques semaines, l'établissement anime déjà le village. Il est ouvert tous les jours et propose notamment des animations chaque dimanche, explique Caroline Schnepf, administratrice de la coopérative.
L'idée, c'est vraiment d'être un lieu qui accueille aussi bien les locaux que les touristes, un endroit de rassemblement et de rencontre qui accueille petits et grands. On avait un peu perdu ça dans le village. C'est un lieu où les gens peuvent venir boire un verre, jouer à un jeu de société ou aux cartes. C'est ce qu'on a voulu recréer ici.
Pour faire tourner l'auberge, les 320 coopérateurs ne suffisent pas. Deux personnes travaillent à temps plein, épaulées par des étudiants pour assurer le service. Timothée Borsus est le chef-gérant de la coopérative.
On est dans un métier de service, donc on a besoin de gens pour servir. Ça crée de l'emploi en plus. Là, on est en haute saison, donc ça fonctionne plus que bien et on a besoin de beaucoup de main-d'œuvre. On verra pour la suite où ça nous mène.
Sur une pente descendante depuis des années, l'Auberge du Moulin est donc redevenue un véritable lieu de vie. Et la coopérative compte bien poursuivre cette renaissance.