Travaux

Boulevard urbain à Ciney : 4 mois de chantier et un impact variable sur les commerçants

publié le:01/09/2026 23:05:00 - mis à jour: 03/09/2026 17:33:12

Les travaux avancent bien, avec la pose des impétrants et des bordures déjà réalisée à certains endroits. Pour les commerçants, l’impact du chantier est toutefois très variable.

15 ouvriers, 3 pelleteuses… et des travaux dont l'avancée commence enfin à se voir. En cours depuis quatre mois, la transformation de l'avenue Schlögel en boulevard urbain avance. Deux phases sont menées en parallèle : la pose des impétrants sur une partie du chantier et l'installation des premières bordures sur l'autre. C'est une évolution désormais bien visible, dont se réjouit Bart Van Dooren, responsable du chantier pour l'entreprise Nonet.

Jusqu'ici, on travaillait surtout sur les câbles et les impétrants. Comme tout est enterré, il était difficile de voir concrètement l'avancement du chantier. Ici, on commence maintenant à voir apparaître le futur aménagement : la bordure qui est placée délimitera la future piste cyclable de 2,50 mètres de large et la route.

C'est donc le futur boulevard urbain qui se dessine : plus vert, plus moderne et mieux adapté aux mobilités douces. Avec aussi une nouveauté : moins de câbles en hauteur, comme l'explique Frédérick Botin, échevin des Travaux de Ciney.

Tout le réseau basse tension va être enterré. Certains poteaux en béton, peu esthétiques, vont donc disparaître, tout comme les câbles qui traversent actuellement le boulevard. Cela permettra d'améliorer encore l'esthétique de l'avenue. Le seul élément qui restera visible sera le nouvel éclairage public.

Les raccordements chez les particuliers débuteront à la mi-septembre. Le réasphaltage est, lui, prévu en novembre.

Des commerçants aux situations bien différentes

Le chantier respecte pour l'instant le calendrier, notamment grâce à une météo favorable. Mais il est loin d'être terminé : encore plus d'un an et demi de travaux, avec une circulation maintenue dans un seul sens. Cette situation n'a pas le même impact pour tous les commerçants. Pour Naomi Lesceux, propriétaire d'une fleur à l'autre, les conséquences sont particulièrement lourdes. Elle a d'ailleurs décidé de déménager, notamment en raison du chantier.

Nous avons perdu 80 % de notre chiffre d'affaires. Les gens hésitent à passer sur les plaques et encore davantage à travers les travaux, notamment ceux qui ont une voiture basse. C'est notamment pour cette raison que nous avons décidé de retourner dans le centre-ville.

Pour les autres commerçants rencontrés, l'impact est beaucoup plus limité. Certains ont une activité qui dépend moins du passage, tandis que d'autres se trouvent encore du côté de la route qui n'est pas directement touché par les travaux. C'est notamment le cas d'Anne, gérante du magasin Hénin, et de Géraud François, gérant du magasin Afflelou.

Aucun client ne nous a fait de remarque négative en entrant dans le magasin. Les accès restent faciles et on peut entrer et sortir sans difficulté. Et puis, le résultat final devrait être très beau. Notre activité bénéficie aussi du fait que, lorsqu'un client a vraiment envie de venir, il vient malgré les petits désagréments liés aux travaux. Pour l'instant, nous avons donc toujours du monde et nous ne nous plaignons pas.

Les commerçants soulignent également la flexibilité et l'attention de l'entreprise chargée des travaux, ainsi que la communication de la commune. Un point dont se félicite Frédérick Botin.

Nous avons mis en place une signalétique spécifique pour rappeler que les commerces de l'avenue Schlögel restent accessibles, avec des mesures adaptées pour les riverains. Nous organisons aussi régulièrement des réunions d'information et une newsletter est envoyée aux commerçants et aux riverains. Cette communication est, je pense, vraiment appréciée.

Pour l'instant, les travaux se concentrent entre le Pascougui et le pont du Biron. Les équipes s'attaqueront ensuite à la rue Saint-Gilles, en direction de la N4. Au total, l'aménagement de ce futur boulevard urbain sur 1,5 kilomètre représente un investissement de 5 millions d'euros.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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