Braibant: l'impressionnant tunnel est déplacé

publié le:28/03/2015 16:34:25 - mis à jour: 28/03/2015 16:43:00

Six mètres de haut, vingt de large pour un poids de 1200 tonnes… Le tunnel déplacé ce week-end par Infrabel à Braibant était un véritable colosse de béton.

Les ouvriers avaient 36 heures pour déplacer l'énorme tunnel qui passera en-dessous des rails à Braibant. Conséquence : la coupure de la ligne Bruxelles – Luxembourg de samedi à dimanche 14h.

Le déplacement du tunnel en lui-même n'a débuté que samedi en fin de matinée. Petit à petit, il s'est engouffré dans la tranchée creusée en plein milieu de la voie ferrée gâce à une traction par câbles. Frédéric Sacré, porte-parole d'Infrabel souligne le peu de temps octroyé aux ouvriers :  

« On joue la montre. Nos équipes savent qu'elles ont une coupure de ligne d'une durée limitée. Aucun dépassement n'est permis. C'est donc une prouesse tant sur le plan technique que sur le plan de l'organisation du chantier. »  

C'est en août dernier que le chantier a commencé à Braibant. Première étape : mettre à niveau le terrain et construire ce fameux tunnel qui remplacera le passage à niveau. Mais aussi des plus petits tunnels pour les piétons. Il y a quelques jours, Infrabel a commencé à creuser de très profondes tranchées pour pouvoir y glisser ces énormes blocs de bétons. Ce week-end, la ligne Bruxelles-Luxembourg a été mise hors service. Les différentes parties ont pu être placées. Reprise du trafic ferroviaire ce dimanche à 14h.   Beaucoup de riverains et autres curieux s'étaient déplacés pour assister à la mise en place des tunnels. Même la ministre de la mobilité, Jacqueline Galant avait fait le déplacement. Elle souligne l'importance des zones rurales.  

« On me reproche souvent de négliger les zones rurales. Aujourd'hui, c'est la preuve qu'elles ont leur importance. Ce sont des travaux qui ont un coût considérable (NDLR : 1,5 millions d'euros) mais c'est important pour améliorer la vitesse sur cet axe mais aussi pour la sécurité. »  

Cette opération fait partie d'un plan plus global débuté en 2005 : supprimer tous les passages à niveaux pour une meilleure sécurité. Un travail d'une sacrée ampleur puisqu'il en reste 1817 à supprimer. Quinze l'ont été depuis 10 ans sur la ligne Bruxelles-Luxembourg.

 

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