Province de Namur
Impasse à la province: un bureau provisoire va assurer l'intérim
publié le:26/10/2018 18:28:00 - mis à jour: 28/10/2018 13:21:03
Les conseillers provinciaux namurois ont prêté serment ce vendredi sans accord de majorité. La tripartite MR, cdH, Ecolo semblait possible mais Ecolo ne veut pas travailler avec le MR. C'est donc l'impasse.
La prestation de serment des conseillers s'est faite sans majorité à la Province de Namur. Une première. Ecolo a donc proposé qu'un bureau provisoire soit désigné. Ce bureau constitué d'un président et de divers secrétaires sert à assurer le bon fonctionnement de l'institution en attendant la fumée blanche, explique Georges Balon-Perin, conseiller provincial Ecolo :
Nous avons proposé de nommer un bureau provisoire dont la présidence serait confiée au MR Luc Delire, l'ancien président du conseil provincial. Il a exercé cette fonction avec beaucoup d'indépendance d'esprit. Pour les deux autres postes, qui sont les deux vice-présidents et les deux secrétaires, nous proposons une répartition équitable entre les partis en présence.
Tous les partis ont montré leur accord pour mettre en place ce bureau mais chacun se renvoie la responsabilité de l'échec des négociations pour créer une majorité. Pour David Clarinval, le président provincial du MR, tout est bloqué à cause d'Ecolo :
Dans la majorité sortante, il ne manque qu'un siège et Ecolo s'était engagé à discuter avec le cdH et nous-même avant et après les élections afin de créer une majorité avant-gardiste pour la province. Mais ils ont renié leur parole. L'incohérence d'Ecolo est manifeste. Aujourd'hui, ils essayent de faire croire qu'ils font avancer les choses en proposant un bureau pluraliste mais c'est la loi. La Clé d'Hondt doit s'appliquer donc Ecolo propose simplement de faire respecter la loi à travers ce bureau.
Le PS courtisé
Pour rappel, Ecolo ne veut pas travailler avec le MR et souhaiterait une alliance avec le PS et le cdH. Or les humanistes, de leur côté, ne veulent pas lâcher le MR avec qui il partage le pouvoir provincial depuis douze ans. Les partenaires historiques à la Province n'excluent donc pas de se tourner vers le PS qui est dans la position de se faire désirer :
Pour ce qui est de la volonté de moderniser l'institution dans sa gouvernance, dans ses projets, dans son rôle de supra-communalité, il est clair qu'il y a des idées Ecolo qui sont très proches des nôtres, lâche Claude Bultot, conseiller provincial PS. Il est clair qu'il y a des contacts tous azimuts mais il faut qu'il y ait des synergies sur un programme, sur une volonté de réformer l'institution. Au niveau du PS, nous sommes en attente, il y a des propositions qui ont été faites mais pour l'instant, on constate une situation de blocage.
Les partis ont jusqu'au 15 novembre prochain pour remettre leur pacte d'alliance au directeur général de la province.