Le rendez-vous de midi
Château de Noisy: "Un nouveau recours en annulation a été introduit"
publié le:04/04/2017 13:12:00 - mis à jour: 12/04/2017 11:49:42
Les amoureux du château de Noisy ne désarment pas: un nouveau recours a été introduit au Conseil d'Etat. Et une manif aura lieu ce dimanche 9 avril. René Wastelain, président de l'asbl Aresno, s'explique.
- "La démarche de l'entreprise de démolition Castagnetti est rocambolesque. Tout est dans un certain flou, on ne comprend pas la tactique des uns et des autres.
- Je ne parlerais pas d'ouverture de la part de Castagnetti mais d'une certaine conscience du patrimoine. Castagnetti n'est pas un démolisseur quelconque, il a un certain respect de ce qu'il détruit.
- Réunir 5 millions d'euros en 15 jours, on se demande si c'est un leurre, on ne sait pas ce qu'il y a derrière ça.
- Il y a eu un recours en suspension du permis de démolition, introduit par deux riveraines auprès du Conseil d'Etat, qui sont soutenues financièrement par les dons récoltés par Aresno. Ce recours a été rejeté et on ne le vit pas bien parce qu'il a été rejeté à cause d'un délai à propos duquel la partie adversaire a livré une fausse information. En effet, pour introduire valablement un recours en suspension, il faut compter un délai entre le moment où on est averti du projet de démolition et le dépôt du recours. Ces riveraines, qui sont sous-développées technologiquement, sans ordinateur, sans GSM, etc. ont pris connaissance très tardivement du projet. Or la partie adverse a fait état de manifestation bruyantes à Houyet, manifestations qui auraient dû alerter ces riveraines, à une date fictive, le 16 juillet 2016: il n'y a pas eu de coups de klaxons tonitruants ni de manifestation ce jour là.
- La nouvelle démarche est de se lancer à présent dans une procédure d'annulation du permis; pour cela il n'est pas trop tard. L'auditeur du Conseil d'Etat a relevé une série de lacunes graves dans l'octroi du permis de démolition. Il est allé plus loin que l'avocat des requérantes. Il a donné 100% raison aux requérantes.
- Le nouveau recours a déjà été introduit vendredi ou samedi, mais nous n'aurons pas de décision du Conseil d'Etat endéans les 15 jours, c'est à dire dans les délais posés par Castagnetti. Le Conseil d'Etat a jusque deux ans pour statuer sur cette partie là. Vous me direz : dans deux ans le château ne sera plus là. Qui sait? Il y a déjà eu tellement de rebondissements dans cette véritable saga. Pour nous, tous les espoirs sont permis d'autant plus que le premier auditeur du Conseil d'Etat était à ce point favorable que nous espérons qu'il poursuive dans cette voie.
- Nous appelons à un rassemblement ce dimanche 9 avril de 11h à 14h avec un rendez-vous près de la grande croix à Celles."