Chaque année, l’ASBL qui gère le site doit retirer la végétation qui s’installe sur les murailles. Pour entretenir cet ancien château médiéval, les Amis de Poilvache sont aidés de bénévoles.
Faire du jardinage… au milieu d'une ancienne forteresse médiévale. Il faut débroussailler, scier, couper, gratter et retirer la végétation envahissante. Préserver les ruines de Poilvache, c'est aussi lutter contre la nature qui reprend ses droits, expliquent plusieurs bénévoles.
C'est bien la nature, mais ici les ruines, c'est encore mieux. C'est vrai que c'est un endroit magique. J'habite dans la région, c'est un endroit qui me tient à cœur. Si je peux aider, autant aider.
Une dizaine de bénévoles ont participé au nettoyage des ruines. C'est une aide bienvenue pour les Amis de Poilvache, l'ASBL qui gère le site historique, reconnaît Alain Vande Roy, secrétaire du conseil d'administration.
Nous n'avons pas les moyens financiers pour faire venir des entreprises, par exemple, pour le nettoyage. C'est absolument impossible. Nous sommes une petite association, donc on fait ce qu'on peut, avec nos moyens.
Interdiction de faire n'importe quoi
Le résultat est déjà bien visible à certains endroits, avec des murailles qui ont presque retrouvé leur aspect d'origine. Mais sur l'ensemble du site, le chantier reste titanesque, expliquent plusieurs bénévoles.
Je crois que c'est infini, on ne voit pas la fin. L'idée n'est pas non plus de faire l'impossible, c'est d'essayer de maintenir la végétation à un certain stade pour qu'on voie toujours les murailles. L'ensemble du site est immense et la végétation repousse régulièrement. Donc, au printemps comme en automne, il faut faire un petit entretien.
Cela dit, les Amis de Poilvache et leurs bénévoles ne peuvent pas intervenir n'importe comment. Le site est soumis à une double contrainte : patrimoniale, les ruines sont classées, mais aussi naturelle, puisqu'il se trouve au cœur d'une réserve naturelle, précise Alain Vande Roy.
On doit faire attention, on ne peut pas couper n'importe quoi. On fait donc un petit nettoyage d'automne pour des plantes qui ne sont pas protégées. Puis on laissera le site hiberner, avant de reprendre quelques petits travaux au printemps, avant les nidifications. Et évidemment, toujours avec l'accord du DNF.
Le DNF, le Département de la Nature et des Forêts, assurait autrefois l'entretien du site. Mais face à la réduction des moyens, les Amis de Poilvache ont dû prendre le relais… avec les moyens dont ils disposent.