Au Centre Culturel de Ciney, les cartes postales ont envahi les murs. Depuis le 28 août, le centre accueille « Murmures du passé », une exposition qui invite le visiteur à découvrir le vieux Ciney.
Partout sur les murs du Centre Culturel de Ciney, des photos en noir et blanc... Vieilles d'environ 100 ans, toutes ces cartes postales racontent le Ciney d'avant la Seconde Guerre mondiale. Elles ont été rassemblées dans le but de composer une exposition : « Murmures du passé ».
Depuis 2006, le Centre a pour habitude de proposer des expositions patrimoniales et cette année, les cartes postales serviront de médium pour raconter l'histoire. Un choix intéressant pour Pauline Decorte, responsable des expositions et du patrimoine.
On s'est dit que ces vieilles cartes postales d'il y a environ 100 ans sont quand même vraiment révélatrices d'une autre époque, une autre façon de vivre, une autre façon d'habiter la ville, et que la ville avait fort changé, et que ça pouvait être chouette de remontrer ça.
Grâce à leurs anciennes expositions patrimoniales, le Centre Culturel avait déjà quelques cartes postales. Pour compléter, ils ont demandé des renforts du côté du Royal Cercle historique de Ciney, qui étudie la ville, et de collectionneurs.
Certaines cartes ont été scannées, puis agrandies. Cela permet d'observer tous les détails et de comprendre comment les choses se faisaient à l'époque.
On a quelques textes qui égrènent la salle. On a évidemment des anecdotes parfois à raconter, des dates clés à donner. Le but, c'est que les gens puissent savourer les images, repérer des choses sans avoir plein de textes à lire dans tous les coins. Donc, il y a des explications, mais pas trop.
Un passé qui concerne les petits et les grands
Les cartes postales sont divisées en plusieurs groupes. Ainsi, sur les murs s'enchaînent les transports, avec des clichés du tram de Ciney, les entreprises, avec le début de l'EPC, et même les villages des environs. Ces derniers sont accompagnés de textes du groupe Sentiers, qui revient sur des faits marquants pour chacun d'entre eux.
Dans un coin, des photos de classe envahissent les murs, et à côté, des bâtiments d'écoles familiers s'affichent en noir et blanc. Avec la rentrée, le Centre Culturel de Ciney espère attirer des classes, afin que les élèves découvrent les histoires qui entourent leurs établissements.
S'il y a une école d'agriculture à Saint-Quentin, c'est parce qu'il y a eu un monsieur qui tenait la ferme Saint-Quentin. Mais pendant la guerre, il a collaboré avec les Allemands et, donc, à la fin de la guerre 14-18, il s'est fait exproprier, et c'est comme ça que la Province a pu reprendre le domaine et en faire une école modèle pour l'agriculture.
L'exposition est à voir jusqu'au 26 septembre.