Toussaint

Des nouvelles normes dans les cimetières à partir du 1er novembre

publié le:29/10/2026 17:06:00 - mis à jour: 29/10/2026 17:49:47

A l'approche de la Toussaint, les communes s'activent pour préparer les cimetières avant dimanche. Dès ce 1er novembre, de nouvelles mesures entrent en application avec la réforme des sépultures.

À quelques jours de la Toussaint, nombreux profitent du beau temps pour nettoyer ou fleurir la tombe de leurs proches défunts. Dans le cimetière d'Hamois, les ouvriers communaux s'activent eux aussi pour terminer l'entretien des espaces verts avant ce week-end. Jonathan Gauthier est l'échevin des travaux et des cimetières à Hamois :

Le week-end de Toussaint, c'est le gros week-end dans nos cimetières communaux. Donc les ouvriers sont en train de préparer nos sept cimetières.

Des cimetières végétalisés

Ici, comme dans les autres cimetières hamoisiens, l'arrachage des mauvaises herbes se fait manuellement. Puisque depuis 2019, l'utilisation de produits phytosanitaires est interdite dans les espaces accessibles au public. Depuis quelques années, la commune a donc entamé la végétalisation de ses cimetières, explique Jonathan Gauthier :

Dans le cimetière d'Hamois, qui est le plus gros cimetière de la commune, la verdurisation se déroule en plusieurs étapes. On a fait le fond les années précédentes. Cette année, on a fait le parterre à l'entrée. Il restera une troisième phase à faire plus tard.

La verdurisation des cimetières fait partie des obligations que doivent respecter les communes. Ces règles sont établies par un décret wallon sur la gestion des cimetières, précise l'échevin des cimetières.

La dernière réglementation wallonne date de 2009, et elle nous impose de développer des infrastructures spécifiques dans nos cimetières. Par exemple, il y a de plus en plus de crémations, donc les espaces cinéraires doivent continuer à se développer. Il y a d'autres obligations, comme avoir un ossuaire dans chaque cimetière, etc.

Une réforme des sépultures

De nouvelles normes entreront en vigueur dès ce 1er novembre, avec la réforme relative aux sépultures. Certaines sont déjà appliquées par la commune. Jonathan Gauthier explique :

Au niveau administratif, il y a l'obligation de gérer numériquement nos registres. C'était déjà le cas à Hamois, donc ça va. Au niveau des pompes funèbres, il y a des normes environnementales qui rentrent en compte, notamment l'obligation de matériaux biodégradables pour les cercueils et la possibilité de faire des enveloppes souples, on va dire. Et alors il y a aussi une amélioration dans l'accompagnement du deuil périnatal, avec notamment la reconnaissance d'un fœtus né mort à partir de 106 jours maintenant au lieu de 180 précédemment.

Des normes qui représentent un certain coût pour les communes. À Hamois, environ 20.000 euros par an sont dédiés aux travaux dans les cimetières.

Élisa Sidérius, Journaliste
elisa.siderius@matele.be

 
 
 

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