Santé

Eau polluée au domaine du Bois de Lens : la commune d'Hastière vient en aide aux 400 habitants

publié le:18/09/2025 11:56:00 - mis à jour: 18/09/2025 17:12:49

Les puits de ce quartier privé sont presque vides. Pire, ce qui reste est pollué par la bactérie E. Coli. En attendant qu’une solution durable soit trouvée, la commune vient en aide aux résidents.

Depuis le début du mois, le domaine du Bois de Lens à Hastière traverse une crise sanitaire. Les quelques puits qui alimentent le quartier sont à un niveau très bas, favorisant l'arrivée de la bactérie E. Coli. Conséquence : l'eau est coupée la majorité du temps et quand elle est rallumée, elle n'est pas potable. La commune est intervenue en distribuant deux bouteilles d'eau par jour à chaque habitant. Dans le domaine, chacun doit adapter son quotidien, comme le confirment plusieurs riverains.

Ce n'est vraiment pas facile. On ne peut se laver qu'à certains moments de la journée. Pour cuisiner ou simplement préparer notre café, on doit se débrouiller avec le peu d'eau potable que l'on reçoit en bouteille. C'est une situation très désagréable mais nous n'avons pas le choix.

Une nouvelle aide de la commune en attendant des travaux

Le syndic du domaine annonce que la situation devrait encore durer au maximum 3 semaines, le temps de mettre en place une solution durable. Des travaux devront être réalisés, comme le confirme Nicolas Pirlot, administrateur de Copro-Advice :

Il faudra installer une pompe en surface pour ne plus aller chercher l'eau qui est au fond des puits. On compte aussi mettre un système de circulation d'eau justement pour que l'eau ne reste pas stagnante. Et puis, il faudra investir dans un système plus professionnel de chloration automatique pour avoir une eau plus propre.

Tout cela a un coût. Environ 10.000€, qui devront être supportés par les résidents. C'est lié au statut particulier de cette zone d'habitat permanent. Le domaine est privé. L'alimentation en eau relève donc des habitants, et non de la commune, qui n'envisage d'ailleurs pas de coûteux travaux de raccordement au réseau public. Pourtant, les autorités ont décidé d'agir. Après les bouteilles d'eau, elles viennent d'apporter une citerne de 2.000 litres. Une évidence pour Simon Bultot, le bourgmestre.

Il était inacceptable de laisser des habitants sans eau potable pendant plusieurs semaines. Nous avons donc décidé de leur proposer de l'eau via cette citerne, que nous remplirons régulièrement pour garantir un approvisionnement continu.

La commune comme les habitants espèrent un retour rapide à la normale. Mais la question du financement des travaux sur les puits reste épineuse : chacun des résidents devra participer… ce qui n'est pas garanti.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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