J-2 avant les élections partielles à Vresse. 2000 électeurs sont attendus aux urnes pour compléter le conseil communal. Quatre candidats en lice pour deux places de conseillers et trois scénarios possibles.
Au sein du conseil communal de Vresse-sur-Semois, deux clans s'opposent depuis la démission de l'échevin André Pirson: celui du bourgmestre Albert Leduc avec ses deux candidats Audrey Nicolas et Frédéric Martin. L'autre clan est dirigé par l'échevine Françoise Leboc et ses candidats à elle: Laurent Bienfait et David Duruisseau.
Les scénarios possibles
Premier scénario possible, les Vressois suivent la tendance du bourgmestre et votent pour ses deux candidats. Résultat, avec six élus sur onze, la balance penche en faveur d'Albert Leduc. La conseillère Sylvie Grandjean accèderait alors au poste d'échevin:
"Le bourgmestre aura alors la main mise pour ce fameux poste d'échevin et notre groupe risque d'avoir des difficultés pour s'imposer à l'avenir" argumente André Robinet, conseiller communal et proche du clan Leboc.
Deuxième possibilité, Laurent Bienfait et David Duruisseau sortent vainqueurs des élections. Le clan Leboc est renforcé avec sept élus sur onze, de quoi remettre en question la légitimité du bourgmestre:
"Si notre groupe ne passe pas de candidat, ce sera un désavoeu pour moi" explique Albert Leduc.
"Le bourgmestre restera en place mais j'espère que j'accéderai enfin au poste d'échevin" détaille André Robinet.
Troisième et dernier scénario, chaque clan place un candidat au conseil. A ce moment-là, ce serait 5 élus contre 6, avantage toujours à l'échevine.
"Si c'est un partout, c'est statu quo. Je serai toujours en minorité" sourit le bourgmestre.
Pour connaitre le scénario le plus réaliste, rendez-vous dimanche aux environs de 16h. La question des conseillers sera forcément réglée, quant à la désignation de l'échevin... rien ne dit que ces élections sortiront Vresse de la crise...
Pourquoi les Vressois doivent-ils retourner aux urnes?
Le cas de Vresse-sur-Semois fait figure d'exception. La situation est inédite. Depuis 2015, le conseil communal fonctionne en effectif réduit avec seulement 9 élus sur les 11 prévus par la loi. En 2012, une liste unique sans suppléant s'était présentée aux élections communales. Impossible donc de remplacer les démissionnaires. La situation est contraire au code de la démocratie locale. Le blocage n'était plus permis. Cela a pris du temps, mais la tutelle a finalement tranché pour un retour aux urnes.
Ce cas d'école a également conduit la Région wallonne a modifié son code de la démocratie locale. Désormais, les communes qui ne présenteront qu'une liste unique devront prévoir 25% de candidats supplémentaires de manière à disposer de suppléants.
Le vote est-il obligatoire?
Oui, comme pour une élection normale. Le vote se déroulera entre 8 et 13 heures. Trois bureaux seront installés sur la commune. Les électeurs auront le choix entre quatre candidats tous présents sur une même liste.
Sur le bulletin de vote, il y aura une case de tête complètement inutile puisqu'il n'y aura pas d'effet dévolutif. Elle a été laissée pour se prémunir de tout recours éventuel. Les électeurs pourront voter pour un, deux, trois ou même quatre candidats. Les deux qui récolteront le plus de voix seront élus. Les deux autres deviendront suppléants.