Les Mondiaux de descente de rivière ont lieu en Bosnie du 21 au 24 mai. Le Dinantais rêve du titre en individuel sur la classique.
Léo Montulet est devenu au fil des années le nouveau porte-drapeau du Royal Cercle Nautique Meuse et Lesse. Il a bien sûr succédé à Maxime Richard, aujourd'hui son coach. L'athlète dinantais part vendredi pour la Bosnie, à Banja Luka, où se tiendront les Championnats du Monde de kayak en descente de rivière, sur la Vrbas. Le sportif mosan de 28 ans était sur le plateau de Challenge ce lundi.

Les Championnats du Monde, c'est toujours LE grand rendez-vous de l'année, sur quelles épreuves vous alignerez-vous?
Léo Montulet: Il y a quatre jours de course. On débutera le jeudi 21 mai par la classique en individuel, une course d'un peu plus de 16 minutes. Le lendemain, place à la classique par équipe, sur le même parcours. Le samedi, ce sera le sprint: une minute d'effort. Enfin, le dimanche, le sprint par équipe. Le principe est toujours le même: celui du contre-la-montre.
Votre spécialité, c'est la classique, la longue distance, pourquoi?
Léo Montulet: Quand j'ai commencé le kayak en 2012, je venais de la course à pied, je faisais déjà des 20 kilomètres. Je suis donc arrivé dans mon sport avec un très bon cœur, je me suis donc dirigé vers la classique. Je n'ai pas un profil de sprinteur, je ne suis pas assez puissant.
On se souvient que Maxime Richard, votre coach, a été double Champion du Monde, en sprint et en classique, il y a dix ans, justement sur la Vrbas, en Bosnie…
Léo Montulet: C'est vrai que cela ajoute un peu de pression. Mais mon objectif reste le même: devenir Champion du Monde aussi, que ce soit dix ans après Maxime, ou douze ans après Maxime,...
Est-ce qu'une autre médaille que l'or vous décevrait?
Léo Montulet: Je veux monter sur le podium. Le titre a toujours été un objectif. On a fait tout ce qu'il fallait pour être prêt le jour J. La tête fera la différence.
Quelle grand performance de votre part dans un grand championnat vous marque encore aujourd'hui?
Léo Montulet: La 3ème place en individuel en classique il y a deux ans en Espagne lors des Championnats du Monde. Je termine à cinq dixièmes de la gagne sur une course de 18 minutes, j'étais au niveau des meilleurs.
"On aligne une belle équipe nationale en classique"
En quoi a consisté votre préparation en vue de ces Mondiaux?
Léo Montulet: La préparation est chaque année plus ou moins la même. En hiver, on travaille le volume, sur la Lesse, avant de réduire la charge d'entraînement et de privilégier la qualité.
La Belgique possède-t-elle d'autres chances de médailles que vous?
Léo Montulet: On aligne une très bonne équipe en classique. Le principe: on part à trois, ensemble, chacun dans son embarcation. Et à l'arrivée, on doit être tous les trois en moins de dix secondes. On a fini 3èmes aux Championnats d'Europe l'année dernière et 3èmes aux Mondiaux il y a deux ans.
On imagine que la relation avec votre coach Maxime Richard va au-delà du lien entraîneur-athlète…
Léo Montulet: Cela fait sept ans qu'on travaille ensemble pour les préparations. Au début, il était athlète en même temps que moi. Aujourd'hui, il vient avec moi sur l'eau, il me challenge quand je n'avance plus. Cela a toujours bien fonctionné. On vient du même endroit, on a grandi autour d'Anseremme, Jean-Pierre Burny nous a entraînés tous les deux, le papa de Maxime aussi, on se rejoint sur pas mal de points.