Climat
Face à la sécheresse, les plantes résistantes ont la cote chez les pépiniéristes
publié le:15/08/2026 16:17:00 - mis à jour: 20/08/2026 14:04:47
Face aux conditions météos de plus en plus difficiles, de nombreux Belges se tournent vers des végétaux plus résistants. Mais toutes les plantes ne sont pas adaptées et le choix doit être réfléchi.
Se retrouver avec un jardin brûlé, qui a perdu de son éclat, une situation qui décourage de nombreux Belges. Certains choisissent alors de replanter. Guy Oeyen, propriétaire de la jardinerie La Main Verte à Somme-Leuze, a d'ailleurs vu ses ventes augmenter de 30 % par rapport à la même période l'an dernier. Il s'agit souvent de clients qui cherchent à renouveler leur jardin.
Cette année, c'est vraiment exceptionnel. Depuis une quinzaine de jours, nous recevons des demandes très précises de clients qui nous interrogent sur des variétés beaucoup plus résistantes à la sécheresse. Nous préparons donc la saison d'automne avec des essences davantage adaptées aux conditions climatiques de demain.
Sa mission principale reste le conseil, notamment pour identifier les plantes qu'il vaut désormais mieux éviter dans nos jardins.
Dans les haies, on retrouve notamment le thuya Brabant, une essence très populaire il y a 20 ou 30 ans, mais qui ne résiste vraiment plus au changement climatique. Nous déconseillons donc de le planter, tout comme le hêtre, qui souffre également beaucoup de la sécheresse. Nous conseillons plutôt le charme aujourd'hui.
D'autres variétés conseillées
Si certaines variétés sont désormais déconseillées, d'autres sont de plus en plus recherchées pour leur résistance à la sécheresse, explique Marie Uyttersprot, pépiniériste aux Jardins du Bocq.
Parmi les hydrangeas, le quercifolia résiste mieux à la sécheresse que les macrophylla et d'autres variétés. Les éléagnus sont aussi intéressants grâce à leurs feuilles épaisses. Certaines plantes aromatiques résistent également très bien en pleine terre. Et pour les plantes annuelles, le portulaca est particulièrement résistant. Les clients à qui je le conseille ne veulent parfois plus que celui-là.
Mais pas question pour autant de planter n'importe quelle plante méditerranéenne. Les oliviers ou les palmiers, par exemple, ne sont pas forcément adaptés à notre climat.
Ce n'est pas tellement adapté à nos hivers, notamment parce que nous avons des terres argileuses et beaucoup d'humidité qui reste dans le sol pendant cette période. Je conseille plutôt des plantes capables de développer de grandes racines pour aller chercher l'eau en été, mais qui résistent aussi à l'humidité en hiver.
Les pépiniéristes adaptent également leurs conseils en matière de période de plantation. Ils privilégient désormais les plantations en octobre et novembre, plutôt qu'en mars et avril, lorsque les sols sont souvent déjà trop secs.