Environnement

Sapins de Noël : gel et sécheresse provoquent d’importantes pertes

publié le:02/11/2026 12:00:00 - mis à jour: 02/11/2026 16:46:33

Les gelées tardives ont marqué des arbres, tandis que la sécheresse de cet été en a carrément tué d'autres. Un climat auquel la filière des sapins de Noël va devoir s’adapter dans les prochaines années.

Dans les pépinières, les premières coupes de sapins ont débuté, avec un rythme encore modéré pour commencer : environ 600 arbres par semaine, souvent destinés aux marchés de Noël ou aux communes, qui installent leurs décorations de Noël plus tôt que les particuliers. Mais dans les parcelles, plusieurs mauvaises surprises sont à déplorer. À commencer par des sapins marqués par les gelées tardives, explique Benjamin Goosse, pépiniériste à Bièvre.

Certaines branches sont complètement brunes : elles ont été tuées par le gel tardif du printemps. Elles vont donc tomber et le sapin n'aura plus la même allure. Ces gelées tardives sont habituellement assez rares, mais cela fait deux années de suite qu'elles se produisent, et c'est problématique.

Ces arbres pourront être taillés pour corriger les dégâts. Mais cela représente une charge de travail supplémentaire. D'autant que cette année, les jeunes pousses ont subi une deuxième attaque : la sécheresse exceptionnelle de cet été. Environ 6.000 arbres plantés au printemps par Benjamin Goosse sont morts.

Les systèmes racinaires n'étaient pas encore assez développés. Les arbres n'ont donc pas pu aller chercher suffisamment d'eau en profondeur dans le sol.

Une nouvelle manière de travailler

Pour Benjamin Goosse, ce double phénomène entraine entre 30 et 40 % de pertes de jeunes arbres dans sa pépinière. Il n'y aura pas de hausse de prix prévue cette année pour combler la perte, mais sans doute dans cinq ou six ans, lorsque ces arbres auraient dû être vendus. De quoi mettre en péril l'activité ?

Non, l'activité n'est pas en danger, selon moi. En revanche, cela va nous pousser à changer notre façon de travailler. Au lieu de planter au printemps, nous planterons plutôt avant l'hiver.

La bonne nouvelle, c'est que si les plus jeunes sapins ont souffert de la chaleur, les autres ont bien résisté.

Les autres arbres étaient déjà plus développés, plus grands, avec des racines capables d'aller chercher l'eau en profondeur. Nous avons donc des sapins de Noël de qualité.

Cette mauvaise année pour les jeunes pousses n'aura donc pas d'impact sur le sapin qui trônera dans votre salon, ni sur ceux que les particuliers pourront venir couper eux-mêmes dans cette pépinière, fin novembre ou début décembre.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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