Premier conseil communal en tant que bourgmestre pour Françoise Leboc. Eveline Blanc-Nicolaï est désignée comme échevine. Il n'y a plus aucun représentant du "clan Leduc" au collège.
C'est donc officiel, Françoise Leboc devient la première femme bourgmestre de Vresse. Elle a prêté serment jeudi soir devant le conseil communal. Joël Barthel, président du CPAS, était normalement le suivant sur la liste en terme de voix de préférences. Mais il s'est désisté pour permettre à Françoise Leboc de prendre l'écharpe.
Pour la nouvelle bourgmestre, la volonté affichée est maintenant d'apaiser la situation:
"Depuis lundi (NDLR: date de la demande de démission d'Albert Leduc), c'est 'vogue la galère'. Maintenant, l'objectif recherché est de prôner l'apaisement. Cela devient compliqué, maintenant on ne veut plus d'histoires. Il faut que les choses soient claires, il nous reste 14 mois à travailler, et ça doit se faire en toute sérénité."
Apaiser les tensions? Pas sûr que cela soit facile. Car le premier geste posé par ce nouveau groupe a été de donner le mandat d'échevine à Eveline Blanc-Nicolaï du "clan Leboc". Jusqu'ici, la coutume avait guidé les nominations en fonction de l'ordre des voix de préférence. En suivant cette logique, le mandat aurait pu revenir à Sylvie Grandjean, du "clan Leduc"... mais non. Dans un discours, la nouvelle bourgmestre explique devant le conseil:
"Nous ne pouvions mettre au sein du collège un conseiller qui a refusé les élections partielles, refusé de signer le pacte de majorité, refusé la nomination d'André Robinet comme échevin."
La principale intéressée n'était pas présente, mais, on s'en doute, dans sa faction, la réaction est froide. Un clan Leduc qui, nous explique-t-on, n'a pas été invité aux discussions sur ces nominations, alors qu'il fait toujours partie de la même liste. Philippe Felten, conseiller de la tendance Leduc, précise:
"On (NDLR: la faction Leboc) peut peut-être dire qu'on se serait peut-être mal entendu avec telle personne. Mais à partir du moment où on fait partie d'un groupe, même s'il y a des dissentions, je pense qu'il y a toujours des discussions qui restent possibles. Mais elles n'ont même pas été menées, je trouve ça regrettable. Pour moi, ça reste un déni de démocratie, effectivement."
Quoi qu'il en soit, la nouvelle échevine est désignée. Eveline Blanc-Nicolaï aura deux grosses attributions, les finances et l'enseignement. "On décidé de ne pas toucher aux compétences des autres membres du collège, explique-t-elle:
"J'ai déjà fonctionné comme échevine et j'ai déjà un certain passé politique à ce niveau-là. De ce fait, je sais déjà comment vont les choses. Ce sont deux nouvelles attributions pour moi, c'est sûr, mais ça devrait aller."
Aujourd'hui, dans l'exécutif, il n'y a donc plus aucun "pro-Leduc".