Le Domaine des Grottes de Han a récemment licencié 5 personnes pour cette activité, et 2 autres pour le village Cocoon qui est lui aussi abandonné. Des CDD n’ont également pas été renouvelés.
Ambiance morose au Domaine des Grottes de Han. Vendredi dernier, plusieurs employés ont été licenciés. 5 d'entre eux travaillaient sur le tram, une activité emblématique du site… qui ne roulera désormais plus. Une décision qui, selon François Ledent, administrateur délégué, ne dépend pas du domaine.
Le tram ne nous appartient pas. Le matériel nous est concédé et contrôlé par le TEC, ce qui fait de nous un opérateur de transport public sous sa tutelle. Mais le TEC a décidé de renoncer à ce mode de fonctionnement. Il s'est dit prêt à céder le matériel, mais cela aurait impliqué un changement complet de cadre législatif.
Et cela aurait représenté un coût de 5 millions d'euros. Une somme jugée trop importante pour une activité certes mythique et centenaire, mais de moins en moins utilisée par les visiteurs. Le domaine a donc choisi d'y mettre fin, avec un impact direct sur l'emploi.
À partir du moment où faire fonctionner le tram devenait techniquement et économiquement impossible, et qu'aucun autre poste ne correspondait aux profils concernés, nous n'avions malheureusement pas d'autre choix que de licencier.
Le village Cocoon également fermé
Deux autres licenciements ont également été décidés. Ils concernent cette fois le village Cocoon, lui aussi abandonné.
C'était un projet de glamping, lancé durant la période Covid, quand la demande pour ce type de logement était très forte. Mais avec le temps, cette demande s'est nettement essoufflée. Dans ce contexte, maintenir cette activité aurait mis en difficulté l'ensemble du site. Nous n'avons pas eu d'autre choix que de la fermer.
À ces licenciements s'ajoute le non-renouvellement de plusieurs contrats à durée déterminée. Un véritable chamboulement pour cette entreprise qui compte une centaine d'équivalents temps plein, dont une quarantaine de CDI.
Nous sommes une société anonyme qui ne reçoit aucun subside. Nous devons assurer notre rentabilité. Conserver des activités déficitaires aurait un impact négatif sur l'ensemble de l'emploi.
D'autres emplois créés
La direction évoque toutefois une réorientation de l'offre touristique. Si certaines activités disparaissent, d'autres voient le jour. L'an dernier, un parcours accrobranche a été inauguré, permettant la création de deux nouveaux CDI. Autre projet d'envergure : l'ouverture, dans les prochains mois, de la nouvelle verrière, qui comprendra notamment un espace horeca.
Le chantier est toujours en cours. Il est encore difficile de fixer une date d'ouverture précise. Pour cette année, aucun CDI n'est prévu, mais des CDD seront engagés pour faire fonctionner le bâtiment.
Ces nouveaux emplois n'ont pas été proposés aux personnes licenciées. Selon le domaine, cela aurait impliqué un passage de CDI à CDD, pour des fonctions totalement différentes. Les travailleurs concernés ont préféré ne pas témoigner aujourd'hui. Ils dénoncent toutefois la manière dont les licenciements ont été menés.