Religion

À court de bénévoles, les 7 fabriques d’église de Hamois vont fusionner

publié le:11/05/2026 10:09:00 - mis à jour: 13/05/2026 16:06:24

La raison ? Le manque de bénévoles, indispensables pour le fonctionnement de ces structures. Mais un point divise la commune et les autorités religieuses : faut-il créer une seule entité… ou en conserver deux ?

Les sept fabriques d'église de la commune de Hamois sont appelées à ne former plus qu'un seul ensemble. Une fusion jugée indispensable sur le plan logistique. Car depuis plusieurs années, le recrutement de bénévoles devient de plus en plus difficile. En théorie, chaque fabrique doit compter au minimum cinq membres. Dans les faits, ce n'est plus le cas partout. Arnoud d'Aspremont Lynden, président de la fabrique d'église de Natoye, le constate au quotidien.

À Schaltin, par exemple, il n'y a plus aucun membre. Dans d'autres villages, il reste une ou deux personnes, parfois déjà démissionnaires. La situation est très compliquée. Si on passait à un seul conseil de fabrique pour l'ensemble de la commune, on atteindrait sans problème le minimum requis de cinq membres.

Des membres pourtant essentiels au bon fonctionnement des lieux de culte et à l'organisation des offices.

Ils assurent la gestion matérielle des églises : l'entretien, le chauffage, la rémunération du prêtre, mais aussi l'accueil des fidèles et le bon déroulement de la vie paroissiale.

Une ou deux fabriques ? Les avis divergent

Pour la commune, un regroupement des sept fabriques d'église fait sens. Mais un débat persiste : combien d'entités faut-il conserver ? Les autorités religieuses plaident pour deux structures, tandis que la commune privilégie une seule fabrique. Une solution qui permettrait des économies importantes, mais aussi une gestion administrative simplifiée, selon Pierre-Henri Roland, échevin du culte à Hamois.

Aujourd'hui, il y a sept budgets, sept comptes et sept entités dans les villages. L'objectif, c'est de simplifier tout cela en une seule structure. C'est plus efficace et plus cohérent du point de vue administratif.

Du côté de l'Église, la vision est différente. Elle souhaite conserver deux fabriques pour préserver les presbytères. L'abbé Juan Carlos Conde Cid, vicaire épiscopal pour le Temporel du culte, s'en explique.

Une seule fabrique d'église implique un seul presbytère. Or, ces lieux ne sont pas uniquement des logements pour les prêtres : ils sont aussi des espaces essentiels à la vie pastorale. Dans le cas de Hamois, il y en a deux, et une fusion totale ferait disparaître l'un d'eux.

Des discussions sont en cours avec la Région wallonne afin de modifier la législation actuelle, qui limite une fabrique à un seul presbytère. Si cette évolution voit le jour, l'Église pourrait accepter une fusion complète. Reste que, quelle que soit la formule retenue, une ou deux fabriques, cette réforme ne devrait pas modifier l'organisation des offices religieux dans la commune.

Gautier Falque, Journaliste
gautier.falque@matele.be

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