Le rendez-vous de midi

Houyet: "Après 24 ans comme second, devenir bourgmestre me plairait"

publié le:21/09/2017 15:16:00 - mis à jour: 02/08/2018 16:14:11

Didier Rouard, 1er Echevin à Houyet, reprend son indépendance vis-à-vis du bourgmestre Petit: "Après 24 ans comme deuxième, l'aventure du maiorat me plairait bien".

  • "Nous ferons liste à part en 2018, mais cela ne signifie pas que nous ne voulons plus former une majorité avec le PS. Nous ne souhaitons plus faire liste commune car en début de législature M.Brasseur a accepté de devenir échevin à mi-mandat, et finalement il n'a pas pu l'être car les changements au sein du Collège promis par la composante PS n'étaient plus possibles. Il n'y a pas eu de possibilité d'arrangement même partiel, devant le manque de bonne volonté on a pris notre décision.
  • L'autre élément, c'est que M.le bourgmestre avait dit qu'il ne serait plus tête de liste, apparemment ce n'est pas comme ça qu'il voit les choses à présent. C'est une autre rupture de confiance, mais on se quitte en très bons termes. Les jeux sont ouverts.
  • Après avoir été deuxième pendant 24 ans, cela me plairait fort bien de tenter l'aventure du maiorat. J'ai un an pour convaincre de ma passion. Tout dépendra de l'équipe qu'on mettra autour de la table.
  • Je prépare cette éventualité depuis longtemps. Je suis médecin généraliste et j'ai créé une maison médicale avec cinq jeunes médecins alors que j'étais seul il y a six ans. La maison emploie une petite dizaine de personnes, c'est une petite entreprise. Je vais me baser sur le modèle de cette maison médicale pour animer la commune si j'en ai la possibilité.
  • Ce que j'aimerais faire à la commune, c'est redéfinir le travail en interne. Une commune, c'est comme une entreprise, il faut la gérer comme telle. Nous avons beaucoup de personnes compétentes qui ne sont pas employées optimalement. Dans une équipe où il y a plein de vedettes, il faut un coach pour les faire jouer. Le personnel communal pourrait être mieux structuré qu'aujourd'hui. La motivation pourrait être meilleure qu'aujourd'hui si les talents étaient mieux utilisés.
  • Sans bousculer tout, moyennant quelques changements, il y a moyen de redynamiser et rendre l'envie de venir travailler avec passion. Si chacun se sent bien à sa place, on redevient chauvin de son job. On sent des démotivations notamment dans le secteur des travaux.
  • L'événement de la mi-mandat a créé une rupture de confiance: mes colistiers m'ont dit qu'on devrait reprendre notre identité. J'en avais parlé à mi-mandat au bourgmestre. On s'était revu en aparté, on avait eu une bonne discussion. Il m'a demandé d'attendre les grandes vacances; on s'est revus et je lui ai dit que comme rien changeait, on ne pouvait pas continuer sur une liste commune."

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