Le rendez-vous de midi
"Il n'y a pas un kayak de plus sur la Lesse qu'en 1992"
publié le:06/03/2017 11:55:00 - mis à jour: 07/03/2017 11:36:09
"100 personnes opposées à une activité qui amène 150.000 visiteurs par an, il faut relativiser": Olivier Pitance s'exprime pour la première fois depuis la fin de l'enquête publique sur son activité kayaks.
- "Chacun a le droit de s'exprimer, je m'attendais à ces avis négatifs. Malheureusement, la procédure veut que ce n'est pas un rapport de force intéressant pour nous: 100 personnes sont contre, mais si j'avais voulu, j'aurais pu avoir 150.000 lettres favorables, puisqu'il y a eu 150.000 personnes l'an passé.
- "Mon concurrent s'est exprimé en faveur d'une revue à la baisse du nombre de kayaks, mais ils ont une vision à terme du moins on en fait, mieux on se porte, donc leur avis est sans intérêt.
- "Il n'y a pas un kayak en plus sur la Lesse depuis 1992. Ce qu'il y a, c'est une évolution de mentalité. Il y a un maximum de jalousie dans la vallée de la Lesse et plus personne n'assume. Les buvettes ne nettoyent plus devant chez eux, les campings ne nettoyent plus le long de leurs terrains. Dans les bois, il fait aussi sale, voire plus sale qu'autour de la Lesse. Tout le monde s'est dédouané de ses responsabilités et on tape sur le même.
- "Je demande à la police et aux agents du DNF de sanctionner les inciviltés, mais quand vous êtes face à un non-recevoir d'organismes qui nous disent: on n'a pas les moyens. Et moi on ne me demande pas si j'ai les moyens. On ramasse trois sacs poubelles de déchets trois fois par semaine sur 21 km de la Lesse. Oui, une canette, c'est une canette de trop, mais faites n'importe quel sentier pédestre, et si vous ramassez seulement trois sacs poubelles sur 21 kilomètres, on va vous féliciter pour la propreté!
- "Ici il y a une totale intolérance et tous les opposants qui sont un peu bobos aimeraient ne pas être dérangés dans leur belle vallée. Mais c'est un procès d'intention. L'étude d'incidence, menée par un organisme indépendant et autonome, a mesuré pendant 18 mois la longueur des algues, les martins-pêcheurs, les poissons et a conclu que le volume de kayaks actuel était acceptable pour l'environnement."