A Dinant, l'ancienne école de Neffe est à vendre. Si les grands volumes d'une école peuvent faire peur à de futurs acquéreurs, d'autres y voient du potentiel pour y installer leur activité professionnelle.
Dans l'ancienne école primaire de Neffe, il reste quelques traces des leçons apprises par les écoliers. Fermé depuis près de quatre ans, ce bâtiment est aujourd'hui à vendre, explique José Quin, secrétaire de l'asbl “Oeuvres du Doyenné”, propriétaire de l'école.
Le nombre d'élèves n'était plus suffisant. Cette école a donc été fusionnée avec l'école libre d'Yvoir, en 2013. Ensuite, en 2020, l'école d'Yvoir ne pouvait plus assumer l'entretien de cet immeuble et a décidé de fermer définitivement l'école. Avec l'asbl, nous avons essayé tant bien que mal de payer une institutrice pour maintenir un minimum d'élèves, mais malheureusement ça n'a pas marché. Nous avons donc décidé de vendre.
Un bien difficile à vendre de par sa configuration
Quatre classes, une salle de gymnastique et une cour, le tout est à acquérir pour 250.000 euros. Ce bien est proposé à la vente depuis le mois de mars. Pour l'instant, il y a eu quelques visites, mais rien de concluant, ajoute José Quin.
Il faut dire que c'est compliqué ! Nous avons déjà vendu d'autres écoles, mais elles étaient configurées de manière totalement différente et elles avaient peut-être un attrait architectural plus intéressant que celle-ci. Je pense tout de même que ce bâtiment peut servir à différentes fonctions.
Un espace idéal pour une activité professionnelle ?
Michèle Gérard, lui, s'est lancé, il y a 40 ans, dans la restauration de l'ancienne école communale des garçons à Natoye. Le sculpteur-ébéniste a vu du potentiel dans ce bâtiment pour y faire son nid, mais aussi installer ses ateliers.
Ce sont des espaces dégagés et très grands. Cela m'a permis d'y avoir mon activité d'ébéniste pendant tout un temps avec des machines et plein d'outils.
Un tableau vert, une estrade, un sol usé par les bancs des écoliers, le propriétaire a voulu laisser transpirer l'essence du bâtiment. Il y accueille d'ailleurs des élèves pour des cours de sculpture. Pour lui, la réhabilitation de cette école est le projet de toute une vie.
C'est évidemment un patrimoine particulier qu'il faut essayer de préserver au maximum. Ce n'est pas simple aujourd'hui avec toutes les normes en vigueur comme le PEB, car cela exige un niveau d'isolation assez élevé qu'il est difficile de rencontrer avec ce genre d'ancien bâtiment.
Rénover plutôt que construire, cette philosophie est véritablement dans l'air du temps. Le projet de Michel Gérard pourrait, qui sait, inspirer le futur acquéreur de l'école de Neffe.