Rétro 2019
L’année 2019 vue par Marc Baeken, le Directeur du Centre culturel de Dinant
publié le:27/12/2019 18:00:00 - mis à jour: 28/12/2019 15:29:27
Matélé a laissé une carte blanche à Marc Baeken pour la rétrospective culturelle de l’année 2019.
Marc Baeken a fait l'actualité cet automne avec l'organisation du concours de saxophone classique à Dinant. Celui-ci allie, lors de chaque édition, une compétition très pointue avec un événement populaire, en l'occurrence cette année, l'inauguration du nouveau kiosque dinantais, le Tour de Monsieur Sax.
Voici sa sélection de trois reportages diffusés en 2019 par Matélé :
La stratégie dinantaise de miser sur l'image d'Adolphe Sax
Il fallait surtout faire prendre conscience aux Dinantais que leur ville était moins connue qu'ils ne le croyaient. Les Dinantais pensaient que la carte postale était suffisante mais des cartes postales comme celle-là, il y en a des centaines, cela ne faisait pas une authenticité particulière pour Dinant.
On a misé sur Adolphe Sax parce qu'on savait que sa biographie était riche mais aussi parce que son instrument était utilisé par toutes les générations et dans tous les styles musicaux. A partir de là, on a réfléchi à construire quelque chose sur 20 ans pour essayer que les visiteurs restent plus longtemps chez nous.
La 500ème de Babel Café
Je voulais parler de Matélé et des télévisions locales parce que ce sont sans doute les seuls médias qui permettent d'affirmer des éléments d'identité, de notre ruralité. Matélé est un vecteur par lequel on peut affirmer l'identité des 15 communes de l'arrondissement de Dinant. Je crois que c'est important que les gens voient que le miroir qu'on leur revoit est valorisant.
Il est important que cette télévision soit soutenue parce qu'elle est le seul moyen pour nous d'être présents à côté de ces médias ultra-commerciaux qui nous écrasent. Matélé, elle, est proche des gens, des associations dans un modèle ascendant.
Le kayakiste, Maxime Richard, champion de Belgique
Lorsque l'on sort des sports ultra-commerciaux, les élites doivent gratter pour vivre, s'entraîner très dur, parfois travailler à côté et ce, pendant une durée de vie relativement courte. En Belgique, on ne respecte pas ces élites et on ne met ce qu'il faut en place pour qu'elles puissent être des véritables ambassadeurs.