Ukraine

Le Collège de Bellevue intègre 11 élèves ukrainiens

publié le:25/04/2022 16:14:00 - mis à jour: 26/04/2022 16:47:50

Depuis l'arrivée des réfugiés en Belgique, la scolarisation des enfants ukrainiens est au centre des préoccupations. Au Collège Notre-Dame de Bellevue à Dinant, onze élèves ont rejoint l'enseignement général.

Kamilla, 15 ans, vient d'intégrer l'une des classes de troisième secondaire du Collège Notre-Dame de Bellevue. Cette jeune réfugiée ukrainienne ne parle pas un mot de français et se débrouille en anglais. Depuis ce mercredi, elle découvre tous les jours un peu plus ses camarades d'école et les dédales de couloirs de l'établissement scolaire dinantais:

Les premiers jours se sont bien passés. On m'a notamment présenté l'école et ma classe. Mais la communication avec les autres reste compliquée. Ce n'est pas facile non plus de se repérer dans le bâtiment. J'ai besoin de quelqu'un, sinon je me perds directement.

Des interprètes et traducteurs in situ 

À ses côtés, pour l'aider dans son quotidien, Kamilla peut compter sur Nicole. L'adolescente est polyglotte, elle parle couramment russe et ukrainien. Elle fait office de lien entre les professeurs et sa camarade de classe.

Mes parents sont Ukrainiens tous les deux et je parle la langue à la maison. Quant au russe, je l'ai appris à force d'écouter des amis russophones de ma famille.

Nicole a eu un parcours de vie singulier depuis sa naissance en Belgique, raison pour laquelle elle se sent proche de sa nouvelle copine.

J'ai habité en Flandre jusqu'à mes huit ans. À ce moment-là, je ne parlais que néerlandais. En arrivant en Wallonie, je ne savais pas parler français du tout. Je les comprends en quelque sorte et c'est important pour moi de les aider à s'en sortir. 

Après quelques jours à peine, une réelle complicité s'est nouée entre les deux jeunes filles du même âge. Mais c'est toute la communauté ukrainienne de l'école qui se tourne vers la plus francophone des deux en cas de besoin.

Je les aiguille jusqu'à leurs classes respectives. Je sers de relais.

Nicole n'est pas la seule aide précieuse pour communiquer avec ces nouveaux élèves. Le directeur, Alain Koeune, en est le premier surpris:

On a découvert que certains de nos élèves parlaient russe. Nous n'étions pas vraiment au courant. Pareil pour certains de nos professeurs ou employés qui se sont manifestés directement pour donner un coup de main.

C'est le cas notamment de Nadia. L'aide-comptable de l'école sert d'interprète au directeur de l'établissement, par exemple, pour présenter aux élèves leur programme de la semaine.

Une douzaine d'heures de français par semaine

Pour le moment, le Collège Notre-Dame de Bellevue compte onze réfugiés ukrainiens dans ses rangs, sur plus de 1000 élèves. Ces onze nouveaux ont ensemble des cours de langue française spécifiques, un apprentissage express pour accélérer leur intégration.

Antoine Peret, Journaliste
antoine.peret@matele.be

 

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