Urbanisme

Le Jardin des Paraboles définitivement enterré à Lessive

publié le:11/08/2025 18:08:00 - mis à jour: 21/03/2026 09:58:09

Le Conseil d'État vient de rejeter le recours introduit par Christophe Nihon, le promoteur du "Jardin des Paraboles" à Lessive. Ce rejet entérine définitivement la fin du projet de 283 logements.

Le Conseil d'État vient de rejeter le recours introduit il y a trois ans par Christophe Nihon, le promoteur du projet immobilier "Le Jardin des Paraboles". Ce projet de village-service, fortement contesté par de nombreux habitants de Lessive dès les premiers coups de crayon en 2017, ne pourra donc pas être déployé sur le site des antennes. Pour le collectif des antennes, composé essentiellement de riverains du village, on peut parler d'une victoire importante. Myriam Hilgers, le coordinatrice du « Collectif des antennes de Lessive » :

C'est une nouvelle qu'on osait plus attendre après trois ans et qui a fait énormément de bien. Un grand soulagement. Le Conseil d'État a bien travaillé et il a confirmé le refus de permis d'urbanisme pour le projet tel que le promoteur l'avait présenté en 2021.

Un site toujours aux mains du promoteur

Par cette décision, le Conseil d'État met fin au projet de village-service intergénérationnel qui prévoyait la construction de 283 logements. La demande de permis remontait à mars 2021. Contacté par nos soins, le promoteur Christophe Nihon réagit par ces quelques mots :

Nous prenons acte du fait que le tribunal n'a pas suivi l'avis préalable de son auditeur. Nous sommes toujours propriétaires de 50 hectares d'un seul tenant, dont 29 hectares en zone d'activités économiques mixtes, ce qui est rarissime en Wallonie. Le Jardin des Paraboles n'aura donc pas lieu sous sa forme actuelle.

Un autre projet ?

Christophe Nihon n'exclut donc pas la possibilité de proposer, à l'avenir, un autre projet sur le site des antennes, qu'il possède depuis 2016. Le collectif citoyen reste, bien entendu, vigilant. Myriam Hilgers insiste :

Sur les huit hectares déjà urbanisés des antennes, on est tout à fait d'accord qu'il faut développer un projet, un projet en accord avec les spécificités et la fragilité du milieu. Ce site mérite d'être revalorisé. Sur le bois, on conserve notre position. A nos yeux, il est criminel de démolir un vieux bois pour en faire un zoning. On a d'ailleurs toujours travaillé avec les naturalistes de la Haute Lesse, avec Natagora Famenne. Nous sommes conscients de la richesse du site, de sa fragilité. Il est hyper important de préserver ces milieux.

En 2024, lassé par les nombreuses procédures judiciaires liées à son projet de village intergénérationnel, Christophe Nihon avait mis en vente le site des paraboles, sans toutefois trouver de repreneur. Ce rejet par le Conseil d'État a-t-il définitivement sonné le glas pour le promoteur ? Seul l'avenir nous le dira.

Benjamin Mars, Journaliste
benjamin.mars@matele.be

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