Sculpture

Le sculpteur Stéphane Halleux: toujours discret, malgré le succès

publié le:18/09/2019 12:00:00 - mis à jour: 18/09/2019 15:03:13

Le sculpteur de Mohiville exposera de nouvelles pièces à la Louise Gallery de Durbuy à partir du 22 septembre. Qu'est-ce qui a changé avec le succès? Pas la philosophie du monsieur en tous cas.

5 ans après l'Oscar attribué à Monsieur Hublot, l'engouement pour les sculptures de son papa, Stéphane Halleux, va toujours grandissant. Succès qui n'avait d'ailleurs pas attendu le film d'animation pour éclater. Les pièces du sculpteur se vendent dans le monde entier, ses expos tournent à plein régime. De nouvelles oeuvres seront d'ailleurs exposées à la Louise Gallery de Durbuy à partir du 22 septembre.

Mais chez l'artiste, la volonté reste toujours la même: travailler sereinement dans son atelier, loin du brouhaha:

Hublot, ça a amené une visibilité très populaire, qui a permis que le travail soit présenté à tout le monde, et pas seulement au public élitiste des galeries. J'aime être un peu en retrait d'une forme d'agitation. Après, tu peux être vu, faire un reportage, avoir des articles dans les magazines, c'est sympa, parce que tu en parles, mais ça ne t'apporte pas grand-chose. Et, le succès aidant, il faut se battre un peu parfois avec ça, pour ne pas perdre ses racines. Ce n'est pas la recherche du blé, c'est vraiment renouveler cette envie de créer quelque chose, c'est vraiment un truc profondément ancré en moi.

Dans l'organisation, deux changements sont tout de même apparus. Tout d'abord, Stéphane ne travaille plus en solo. Stany Lecharlier partage désormais son boulot et son atelier:

Je suis ici depuis une petite année maintenant. Ce que je dis à ma femme et à mon entourage, c'est que je n'ai plus l'impression de travailler. On fabrique des robots, des petites mains. Je propose aussi des simulations, quand les objets sont en cours de fabrication. Pour des recherches de couleurs, de lettrage.

L'autre changement majeur, c'est l'atelier, qui s'est considérablement agrandi et équipé, et qui permet d'utiliser de nombreuses techniques (comme la sableuse, par exemple), explique Stéphane:

On a réussi à monter un atelier assez complet, de façon à ne pas souffrir, quand tu fabriques quelque chose. Si tu te libères de ce côté laborieux, tu peux vraiment te concentrer sur des détails, des finitions, des idées.

La culture pop fait son chemin

Depuis tout jeune, l'artiste a toujours a toujours été attiré par les volumes et les matières, mais aussi baigné dans la culture pop (les robots, les comics, le steampunk, entre autres). C'est l'une des origines de sa patte aujourd'hui... que le public suit visiblement:

Je pense que pas mal de gens et d'amateurs d'art recherchent une part d'enfance, ils ne sont plus gênés d'acheter des jouets, ou plus nécessairement des choses conceptuelles.

Nicolas Lembrée, Journaliste
nicolas.lembree@matele.be

 

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