Environnement
Le ski alpin face au défi du réchauffement climatique
publié le:06/02/2025 11:25:00 - mis à jour: 06/02/2025 11:49:18
« Y a pas de planète b » s’intéresse au ski. Restera-t-il possible avec le réchauffement climatique et est-il compatible avec la nécessité de repenser nos pratiques pour limiter ce réchauffement ?
Nos petits-enfants pourront-ils goûter aux joies de la glisse ? L'équipe de « Y a pas de planète b » s'est penchée sur l'avenir du ski alpin, une activité hivernale menacée par le réchauffement climatique. Les perspectives sont préoccupantes : selon les experts du GIEC, jusqu'à 40% de la couverture neigeuse pourrait disparaître d'ici 2050 dans les stations situées en dessous de 2500 mètres d'altitude.
Le ski qui pourrait donc être une victime du réchauffement climatique en est aussi une des causes : une journée de ski émet en moyenne 48,9 kg de CO2, principalement dû aux transports (50% de l'impact).
Marie Cavitte, glaciologue à la VUB, explique que le phénomène s'accélère : les précipitations qui tombaient autrefois sous forme de neige se transforment désormais en pluie, accélérant la fonte du manteau neigeux existant :
Ce qu'il se passe, c'est qu'avec le réchauffement climatique, la température augmente, donc la neige fond. Mais il y a aussi un autre phénomène, c'est que quand la température de l'atmosphère augmente, elle peut contenir plus d'eau. Et on le voit, aujourd'hui, il pleut vraiment beaucoup plus en volume et dans le monde entier. Sauf que, comme la température augmente, au lieu de tomber sous forme de neige, ça tombe sous forme de pluie. Et la pluie est un accélérateur à la fonte de la neige qui est déjà là.
Face à cette situation, les stations de ski tentent de s'adapter. Certaines misent sur la neige artificielle, une solution qui soulève des questions environnementales en raison de sa forte consommation d'eau et d'énergie et de son impact sur la biodiversité.
D'autres stations de ski choisissent de se réinventer en devenant des "destinations montagne" proposant des activités diversifiées : randonnée, parapente, VTT, ou encore activités culturelles. L'Autriche montre d'ailleurs l'exemple : le tourisme d'été en montagne y génère désormais plus de revenus que les activités hivernales.