Le wallon, une langue mourante? Pas à Bièvre!
publié le:11/03/2015 10:18:23 - mis à jour: 11/03/2015 12:45:52
Le wallon est enseigné au centre culturel de Bièvre depuis 2003. Une initiative de l’Université du Troisième Âge de Namur qui permet à tout un chacun de parler, d’approfondir ses connaissances ou d’apprendre l’origine de certaines expressions.
A Bièvre, le wallon n'est pas près de disparaître. Il est enseigné depuis 2003 par Lucien Mahin, un vétérinaire passionné par cette langue régionale. Ces cours dispensés au centre culturel de la commune sont en fait la prolongation de tables de conversation qui avaient lieu à Bertrix auparavant. Lorsque celles-ci ont disparu, l'Université du Troisième Âge de Namur (UTAN) décide d'instaurer le concept à Bièvre.
Bièvre à la croisée des différents accents
Avec Lucien Mahin, on étudie le wallon de toutes les régions, que ce soit le namurois, le liégeois, ou le carolo.
"On est un peu à la croisée des chemins. On n'est pas loin de Namur: on est à la frontière avec la province du Luxembourg, et un peu plus loin, si on passe la Meuse, on est à Liège. Nous avons d'ailleurs parmi nos élèves des gens originaires de Liège et Charleroi. C'est intéressant puisque cela permet d'aborder les différentes nuances de la langue qui y sont développées."
Des élèves au niveau variable
Lucien Mahin l'admet, les participants ont généralement déjà de bonnes connaissances en wallon.
"Les participants sont souvent des personnes âgées. Quand ils étaient enfants, ils parlaient wallon chez eux. En grandissant, certains ont continué à le parler."
Cependant, d'autres participants sont plutôt novices en wallon. C'est le cas de Jacqueline Schmitz:
"C'est mon mari qui m'a amenée ici. Moi je ne parle pas wallon. Je comprends des mots mais je ne pense pas que je le parlerai un jour."