Les cimetières aussi peuvent mourir et renaître

publié le:01/11/2016 17:04:26 - mis à jour: 02/11/2016 09:13:09

En cette période de Toussaint, certains cimetières n'accueillent plus aucune familles de défunts. Ils sont désaffectés ou laissés à l'abandon, mais ils restent des points de repère des villages.

Rien ne vient plus troubler le repos des Thynois inhumés dans l'ancien cimetière. Derrière la lourde grille, le vieux cimetière défie le temps… Seules demeurent ici les stèles des notables. Les sépultures des petites gens, elles, n'ont pas laissé de trace. Le cimetière établi autour de l'ancienne église Saint-Nicolas remonte probablement au 12ème siècle. De l'ancienne église, il ne reste aujourd'hui que le choeur. Reconstruite plus haut dans le village, son cimetière a continué un temps à accueillir des défunts. Il n'a été définitivement désaffecté qu'en 1941. Depuis, les pierres tombales subissent stoïquement les assauts du temps, dérangées seulement par de rares visites.

Réaffectation

Changement total de physionomie, à Gérin, près d'Onhaye. Le cimetière du coeur du village, abandonné dans un triste état, sera bientôt rendu à une fonction collective. Car étrangement, il n 'est pas désaffecté. Des fouilles vont bientôt être entreprises. On espère remonter le temps jusqu'au 12ème siècle, et retrouver les traces de l'église primitive. Les pierres tombales remarquables dont celles de martyrs de la première guerre mondiale seront préservées. Mais ce sont les fouilles qui détermineront l'avenir précis du site. Pour l'échevin walhérois Arnaud Gérard, il pourrait y avoir un espace reconstitué avec les monuments les plus ramarquables, voire un espace dédié à un colombarium.

Livres d'histoire, souvenirs des village et vestiges des passions humaines, les cimetières aussi finissent par s'éteindre avant, pour certains, de renaître.

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