C'est une compétition hors norme qui s'est déroulée cette semaine à Dinant: l'extrême Grimpday. Cette nouvelle épreuve internationale a réuni les meilleurs sauveteurs sur corde du monde.
Un homme est tombé dans le vide aux ruines du château de Crèvecœur, à Bouvignes. Une équipe de sauveteurs britanniques est immédiatement dépêchée sur place. En quelques instants, les opérations de secours se mettent en place. Heureusement, il ne s'agit que d'un exercice, l'une des dix épreuves de l'XX-Treme Grimpday, une nouvelle compétition internationale consacrée au sauvetage sur corde et organisée par Philippe Silverans.
La victime se trouvait une dizaine de mètres plus bas. Les équipes ont dû mettre en place une intervention d'urgence. Sur cette épreuve, la priorité est la rapidité : il faut atteindre la victime au plus vite, établir un contact et la remonter dans les meilleures conditions afin qu'elle puisse être prise en charge.
Une vingtaine de minutes plus tard, la victime est évacuée en toute sécurité. À quelques centaines de mètres de là, une autre épreuve vient de s'achever. Cette fois, une équipe française a extrait une victime d'une cavité. Parmi les participants figure Simon Leclere, pompier à Rouen, séduit par cette nouvelle compétition, petite sœur du Grimpday namurois, qui célèbre cette année sa vingtième édition.
Nous étions impatients de découvrir l'ampleur de l'événement. 40 heures d'effort, de jour comme de nuit, c'est exactement le type de défi que nous recherchons. Ici, l'accent est davantage mis sur la prise en charge de la victime que sur la seule performance.
Organisé à Dinant… et ce n'est pas un hasard
La majorité des épreuves se sont déroulées sur plusieurs sites emblématiques de la région : à Bouvignes, dans le viaduc de Dinant ou encore sur les rochers de Freyr. Ce sont des endroits où les interventions de secours sont parfois bien réelles. Sur place, une équipe suisse est à l'œuvre, menée par Guillaume Clavien, officier de police.
En Suisse, nous sommes habitués aux interventions en milieu alpin. Ici, nous avons découvert d'autres environnements, notamment aquatiques ou souterrains. C'est une excellente occasion d'échanger avec les autres équipes, de comparer les techniques et de continuer à progresser dans notre domaine.
Pour Philippe Silverans, le choix de Dinant s'est imposé naturellement.
La région offre une multitude de terrains d'exercice : des falaises, des cavités et de nombreux sites adaptés aux scénarios de sauvetage. C'est aussi un cadre exceptionnel, qui séduit les équipes venues de l'étranger.
Pendant 40 heures, la compétition a rassemblé une soixantaine de participants venus notamment de Roumanie, de Suède et même du Japon. Pompiers, policiers et militaires se sont affrontés dans des scénarios de sauvetage aussi techniques que spectaculaires. Une première édition réussie, qui pourrait déjà revenir l'an prochain.