Emploi

Licenciements chez Lhoist: les moines regrettent d'être pointés du doigt

publié le:13/09/2019 12:31:00 - mis à jour: 15/09/2019 08:24:28

L'Abbaye de Rochefort

L’abbaye Notre-Dame de Saint-Remy de Rochefort dénonce l’argument utilisé jeudi par Lhoist pour justifier le licenciement de quatorze personnes sur son site de Jemelle.

Au lendemain de l'annonce des 117 licenciements au sein de l'entreprise Lhoist, les moines trappistes de l'Abbaye de Rochefort n'acceptent pas d'être tenus pour responsables des quatorze suppressions d'emplois annoncées sur le site de Jemelle. Outre des arguments conjoncturels (baisse de compétitivité et baisse des ventes), la direction Lhoist mettait en effet en cause ce jeudi l'interminable saga judiciaire avec l'Abbaye Saint-Remy dont le dernier épisode en date interdit au carrier de poursuivre ses tests de pompage. Tests, rappelons-le, destinés à étudier la faisabilité de l'extension de la carrière de la Boverie. Cette justification est avancée tant par la direction que par les syndicats.

Dans un communiqué, les Trappistes regrettent l'argument avancé et accusent, au contraire, la société d'avoir fait preuve de négligence: 

Jamais Lhoist n'a proposé un quelconque plan de reconversion pour les emplois en prévision de la fin du permis d'exploitation de la carrière. Depuis le début, l'Abbaye a demandé que ce plan soit mis en place pour ne laisser aucun ouvrier de la carrière sans perspective d'avenir. Jamais Lhoist n'y a répondu favorablement. On peut dès lors se demander où sont ses priorités.

Enfin, l'Abbaye dit également regretter le conflit judiciaire avec Lhoist, mais "nous sommes contraints de nous défendre pour préserver la source de Tridaine qui est l'unique possibilité d'approvisionnement pour la ville de Rochefort et pour l'Abbaye et sa brasserie", conclut-elle

 

Morgane Halloy, Rédactrice en chef adjointe
morgane.halloy@matele.be

 

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