"On a un problème de communication au sein de Dinaphi"
publié le:23/10/2015 12:00:00 - mis à jour: 23/10/2015 16:45:29
Le major Pascal Baijot plaide pour une meilleure communication au sein de Dinaphi. A commencer par la communication au sein de l'Etat-major: "Il faut revoir notre manière de fonctionner entre nous."
- "M.Bellot avait déjà mis en garde ses collègues contre une démission de son poste de président. Je pensais honnêtement que tout était rentré dans l'ordre. La nouvelle de sa démission m'a laissé perplexe. Je pense que François Bellot a fait un travail important dans la mise en place de la zone. Heureusement qu'il était là pour fédérer autour de lui l'ensemble des bourgmestres de la zone et passer en zone le 1er janvier 2015. Il y a eu au niveau des hommes politiques beaucoup de divergences. Mais en tant qu'homme de terrain, on est éloigné de ces considérations.
- Si on veut rester honnête, la mise en place de la zone a généré beaucoup de changements, et à un moment donné, il y a des situations qui n'ont pas été comprises ou qui n'ont pas reçu l'aval des troupes. Comme le dit le commandant Francis Bodart, tout changement provoque des résistances. Ce qui a généré un climat de méfiance, c'est un manque de communication de la tête vers la base et de la base vers la tête. Suite à la pétition de 250 pompiers, François Bellot avait initié des discussions avec des représentants de poste. J'ose espérer que le futur président va continuer à entretenir ce genre de relations. C'est important de continuer d'écouter le ressenti des gens de terrain.
- Professionnaliser certains services, pourquoi pas? Mais on ne pourra pas se passer des pompiers volontaires. Un pompier professionnel, cela coûte cher. Professionnaliser l'ensemble des pompiers, c'est illusoire. Mais ajouter un minimum de professionnels dans chaque poste, ce serait une piste. On doit arriver à une permanence ambulance 24h/24 dans l'ensemble des postes. Il devrait y avoir une réflexion pour professionnaliser quelques pompiers pour assurer ces départs ambulance.
- Au niveau de l'Etat-Major, dont je fais partie, on a un petit souci de communication entre nous. Dans un avenir proche, il faudra redéfinir notre manière de fonctionner. J'espère que le nouveau président prendra le temps de parler individuellement avec chaque membre de l'Etat-major, et aussi avec chaque officier de la zone, car certains ont perdu des prérogatives qu'ils avaient auparavant, et il serait important enfin d'avoir une discussion claire et précise entre nous pour avoir un même langage et une même direction au niveau des personnes qui exercent des responsabilités."