Climat
Peut-on croire les scientifiques du GIEC ?
publié le:13/01/2025 15:41:00 - mis à jour: 13/01/2025 15:47:12
L’équipe de « Y a pas de planète b » s’intéresse au GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat avec cette question : est-il vraiment neutre ?
GIEC, quatre lettres pour Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Il est l'organe des Nations unies chargé de l'évaluation objective de la recherche scientifique sur le changement climatique. Créé en 1988, cet organisme international produit des rapports monumentaux - le dernier comptant plus de 10.000 pages - qui font autorité en matière de changement climatique.
Le processus de rédaction de ces rapports est très rigoureux : 1043 scientifiques de plus de 60 pays ont analysé 66.000 publications pour le dernier rapport. Le politologue, François Gemenne, l'un des auteurs belges ce rapport, explique qu'il n'y a aucun intérêt financier personnel qui entre en jeu :
Malheureusement, ce n'est pas payé du tout. Parfois, on croit que c'est un métier d'être auteur du GIEC. En réalité, c'est un service qu'on rend à la communauté, à la science, à la société. Après, il y a d'autres formes de rémunération non-matérielle. On ne va pas se cacher, c'est assez prestigieux. C'est quelque chose qui est important dans une carrière scientifique, mais ce n'est pas rémunéré.
Des conclusions sans appel
Les conclusions du GIEC sont sans appel : le réchauffement climatique est réel, sans précédent et d'origine humaine. Mais contrairement aux critiques qui le taxent de catastrophisme, l'organisme adopte une approche prudente, privilégiant le consensus et les estimations conservatives.
Le GIEC insiste aussi sur le fait que plus le réchauffement sera important, plus les conséquences seront graves. Toutefois, il est encore possible d'agir. L'inaction aurait des conséquences graves pour 3,3 à 3,6 milliards de personnes.
POUR ALLER PLUS LOIN : La synthèse du rapport 2023