Depuis plus d’une vingtaine d’années, la commune de Somme-Leuze s’affaire à reprendre la gestion des domaines pour faciliter la vie des résidents au quotidien.
Au domaine privé du Stoqueux, près de Noiseux, Antonietta Hennaux et ses chihuahas sont installés depuis plus de dix ans. Dans ce quartier, les résidents vivent en copropriété avec les inconvénients qui vont avec le système. La propriétaire en a marre:
C'est le principe de la solidarité. Quand des propriétaires ne payent pas leur eau ou leur électricité, cela retombe sur nous. On paye leurs dettes. L'ASBL en charge de la gestion les camoufle dans nos factures.
Dans les allées, les voiries sont en piteux état, l'éclairage est quasi inexistant. Pourtant, à quelques dizaines de mètres à peine, c'est tout le contraire dans le domaine voisin, celui du Mayeur. Là-bas, les routes ont été rénovées, des lampadaires ont été placés,… La différence entre les deux ? L'un est un domaine privé, l'autre a été repris par la commune il y a plusieurs années. Valérie Lecomte, la bourgmestre de Somme-Leuze, nous explique comment cela se passe.
Lorsque la commune reprend un domaine, on refait tout de A à Z: l'égouttage, les conduites d'eau, l'électricité, les voiries et l'éclairage public. On installe aussi une aire de jeux pour agrémenter le quartier.
Au Mayeur, la commune s'est même permis le luxe de racheter certaines parcelles.
On a acheté 45 parcelles qui étaient devenues des chancres. On a ensuite pu les revendre pour les agrandir et améliorer le cadre de vie des habitants.
Cette manière de fonctionner ne date pas d'hier. À Somme-Leuze, on est même des précurseurs en la matière. Depuis le début des années 2000, la commune travaille à la requalification et la réhabilitation de ses domaines. Certains ont été régularisés et inscrits en zone d'habitat rural. D'autres sont sur le point d'être repris sous le giron communal, c'est le cas pour le Stoqueux.
Statu quo
De son côté, la minorité, par l'entremise de Christian Meunier, regrette un certain immobilisme ces trois dernières années, surtout dans les dossiers liés aux domaines.
Le plus gros a été fait par le passé. Là, j'ai l'impression qu'il y a un certain statu quo.
Dans les domaines, la bourgmestre se sent chez elle. Avant même d'être élue, elle était la femme de terrain de l'administration communale. Elle est donc restée très proches des résidents. Et ça, l'opposition le lui reproche aujourd'hui.
C'est un réservoir électoral. Ce sont des gens qui sont reconnaissants pour ce qui a été fait à leur égard. C'est un peu son bébé. Elle le protège et essaye de le garder pour elle.
À Somme-Leuze, près d'un habitant sur quatre habite dans ces domaines devenus aujourd'hui des hameaux de la commune.