Fait divers

Un homme accroché au rocher de la Citadelle de Dinant : le CPAS lui a fourni de l'eau et de la nourriture

publié le:08/05/2025 11:30:00 - mis à jour: 11/05/2025 11:17:35

Depuis jeudi matin, un homme est accroché à la paroi de la Citadelle à Dinant pour alerter sur sa situation personnelle. Après plus de 24 heures d'action, le CPAS de Dinant lui a fourni de la nourriture.

Mise à jour, 10 mai, 11h20 - Situation toujours bloquée : Jeff Roba reste accroché à la paroi. Il est désormais en possession d'un gsm chargé avec lequel il communique par sms avec une assistante sociale. Il serait très affaibli. 


Mise à jour, 9 mai, 14h45 - La situation reste inchangée : Jeff Roba est toujours accroché à la paroi rocheuse en contrebas de la Citadelle de Dinant. A la demande du bourgmestre, Richard Fournaux, le CPAS de Dinant a mis de l'eau et de la nourriture, à sa disposition, à proximité de la barrière. 

Les pompiers sont brièvement repassés dans la matinée mais aucune équipe ne reste sur place en permanence. "Avec le beau temps et la forte affluence dans les attractions touristiques, ce n'est pas possible de laisser du personnel sur place", précise encore Richard Fournaux. 


Mise à jour, 9 mai, 8h57 - Ce vendredi, à 9 heures, Jeff Roba est toujours accroché à la paroi de la Citadelle. 


Mise à jour, 17h09 - Le dispositif est levé. La police, locale et fédérale, ainsi que les pompiers quittent les lieux. Une corde a été laissée à la disposition de Jeff Roba afin qu'il puisse remonter s'il le souhaite. Il pourrait néanmoins choisir de passer la nuit sur place.

Cette décision de lever le dispositif a été prise avec l'accord du bourgmestre de Dinant, Richard Fournaux. Les autorités considèrent que l'homme, très bon alpiniste, n'est pas en danger.

Richard Fournaux, qui a toujours refusé de se rendre sur place pour « ne pas céder au chantage » (voir ci-dessous), explique:

Il n'est pas en danger, il grimpe le rocher comme nous, on monte un escalier. On ne va pas laisser 15 personnes sur place toute la nuit alors qu'on ne saura quand même rien faire puisqu'il n'y a pas d'éclairage. En plus, il ne se rend pas compte de ce que ça coûte.


Mise à jour, 15h11 - L'homme est remonté quelques secondes, sans jamais passer la balustrade. Il a tendu quelques feuillets à une consoeur journaliste. Il est ensuite redescendu et a repris sa place sur la paroi de la Citadelle.

Dans un texte assez confus, Jeff Roba parle notamment de ses ennuis avec la justice, de son atelier construit à Freyr (pour lequel il n'a pas de permis de bâtir), de son envie de construire un bateau et demande au Roi d'annuler sa condamnation à 6 mois de prison : "Je comprends bien que le Roi n'ait pas le temps de lire tous les courriers qu'on lui adresse mais il y a son cachet sur ma condamnation à 6 mois de prison qu'il prenne le temps de l'annuler. Moi, je n'ai pas 6 mois à perdre". 

Par ailleurs, on apprend que l'ambiance avec les négociateurs de la police fédérale serait tendue.


Mise à jour, 13h45 - Les trois négociateurs de la police fédérale sont arrivés sur place. 


Mise à jour, 13h38 - Selon notre journaliste sur place, Jeff Roba serait en train d'écrire un communiqué sur sa situation et ses revendications. Il aurait accepté ensuite de remonter pour le lire lui-même à la presse présente sur place. 


Mise à jour, 12h54 - La police fédérale et un négociateur sont attendus sur place. 


11h30 - Ce jeudi, en début de journée, une personne s'est accrochée aux flancs de la Citadelle de Dinant avec une pancarte sur laquelle figure le message "6 mois, Madame la juge. Grève de la faim". 

L'homme revendique de pouvoir parler avec la presse et les autorités locales. 

D'après les services de secours de la zone Dinaphi présents sur place, l'individu serait connu pour des faits similaires. Un dispositif a été déployé afin d'éviter tout accident. 


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Selon le bourgmestre de Dinant, Richard Fournaux, il s'agirait de Jean-François (dit Jeff) Roba qui, en 2015, s'était déjà accroché aux rochers de la Citadelle en arborant un message pour attirer l'attention publique sur sa situation de travail. 

Richard Fournaux refuse le chantage

Cette fois, contrairement à 2015, Richard Fournaux ne se rendra pas sur place, refusant de céder à ce qu'il considère comme du chantage : 

Je respecte la personne mais agir, ce serait céder à une forme de chantage. Je n'accepte pas le principe d'organisation d'un chantage qui met en branle la police, les pompiers, la presse, moi. Tout ça pour obtenir un permis de bâtir dans un endroit où il ne peut pas en avoir un. La deuxième raison pour laquelle je n'irai pas sur place, c'est qu'il a déjà fait le coup, une fois. Il voulait quelque chose puis autre chose. C'est fini de jouer des jeux pareils. 

 

La rédaction

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